"Ni la Russie ni les États-Unis n'ont tenu leurs promesses de retirer les terroristes du PKK/YPG"

"Les attaques du PKK/YPG se sont multipliées. Ni la Russie ni les États-Unis n'ont tenu leurs promesses de les retirer. Dans une telle situation, nous devons faire le nécessaire", a affirmé le ministre des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu.

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"Ni la Russie ni les États-Unis n'ont tenu leurs promesses de retirer les terroristes du PKK/YPG"

"Les attaques du PKK/YPG se sont multipliées. Ni la Russie ni les États-Unis n'ont tenu leurs promesses de les retirer. Dans une telle situation, nous devons faire le nécessaire", a affirmé le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu.

Cavusoglu a répondu aux questions sur l'ordre du jour lors d'une émission de télévision à laquelle il a participé en direct.

Il a été interrogé sur une éventuelle opération en Syrie en raison des attaques de l'organisation terroriste séparatiste YPG/PKK et sur les contacts avec la Russie et les États-Unis concernant la Syrie.

"Nous avons proposé la tenue d'une réunion avec les États-Unis, avec les pays qui sont d'accord sur la Syrie, ou la tenue d'une réunion internationale du groupe de soutien à la Syrie, nous y travaillons", a-t-il affirmé

Le chef de la diplomatie turque Cavusoglu a rappelé que des réunions avaient fréquemment lieu dans ces formats, puis le format Astana est entré en jeu.

"Une telle réunion est nécessaire maintenant. Nous disons le message suivant aux Russes ainsi qu'à l'Iran : 'Vous l'avez vu, dites au régime cela aussi, une solution militaire n'est pas possible'", a-t-il déclaré.

Il a expliqué que l'attaque terroriste à Damas et les attaques du régime contre Idlib ont eu un impact négatif sur les négociations constitutionnelles dans le pays.

"Ce processus est la seule solution. En d'autres termes, l'opposition et le régime doivent se réunir et se mettre d'accord sur l'avenir de la Syrie", a-t-il assuré.

Cavusoglu a souligné l'importance de soutenir le processus politique, déclarant que le régime en Syrie préférait une solution militaire, mais qu'il faut renoncer à cette erreur.

Il a précisé que la Turquie soutient l'intégrité territoriale de la Syrie.

"Le PKK est une menace pour nous tous. C'est une menace pour eux, et une menace pour nous. Les attaques des YPG/PKK se sont multipliées récemment. Malheureusement, ni la Russie ni les États-Unis n'ont tenu leur promesse de les retirer. , dans une telle situation, nous devons faire le nécessaire. C'est ce que dit notre Président de la République"", a-t-il martelé.

Le ministre Cavusoglu a indiqué que le président Recep Tayyip Erdogan a soulevé ces questions lors de sa rencontre avec le président russe Vladimir Poutine et qu'il en discutera également lors de la réunion qu'il devrait tenir avec le président américain Joe Biden.

Il a mis l'accent sur l'accord conclu par les États-Unis et la Russie avec la Turquie après l'opération Source de Paix.

"Là où ils se trouvent, les États-Unis et la Russie devaient reculer ces terroristes du PKK à 30 kilomètres au sud. Jusqu'à présent, ils n'ont pas tenu parole. Ils sont comme cela. Quand nous faisons une promesse, nous tenons parole. Lorsque nous signons un accord, nous faisons le nécessaire. Mais je le dis clairement. Je parle à la fois pour la Russie et les États-Unis. Ils n'ont pas tenu parole. Au contraire, les États-Unis ont continué à les soutenir. Bien sûr, ceux-ci seront discutés lors de la réunion", a-t-il fustigé

Il a ajouté que le président Erdogan a fait les déclarations nécessaires concernant une éventuelle opération. 

Cavusoglu a également fait référence aux propos d'Erdogan "Une nuit soudainement".



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