Entretien entre Recep Tayyip Erdogan et Angela Merkel à Istanbul

Le président turc a reçu au palais Huber à Istanbul la chancelière allemande Angela Merkel

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Entretien entre Recep Tayyip Erdogan et Angela Merkel à Istanbul

 

« Nous voulons atteindre un volume d'échanges commerciaux de 50 milliards de dollars avec l’Allemagne", a déclaré le président de la République, Recep Tayyip Erdogan.

Le président turc a reçu au palais Huber à Istanbul la chancelière allemande Angela Merkel.

Lors de la conférence de presse conjointe tenue au terme de la réunion, Erdogan a déclaré :

"Lors de notre entretien, nous avons discuté en détail des questions à l’ordre du jour, en particulier de nos relations bilatérales."

Il a exprimé que la communauté turque en Allemagne constitue l'aspect social des relations entre les deux pays.

« Le racisme, l'islam, la xénophobie et la discrimination continuent malheureusement d'être les principaux problèmes de la communauté turque en Europe», a-t-il relevé.

Le président Erdogan a déclaré qu'il était convaincu qu’Angela Merkel, arrivée en Turquie dans le cadre de sa dernière visite en tant que chancelière, apportera une contribution importante à l'amitié turco-allemande à l'avenir.

« J'espère que le travail fructueux que nous avons mené avec Merkel se poursuivra avec la nouvelle administration. La Turquie se souviendra toujours de ses contributions sur la voie de l'adhésion à part entière à l'Union européenne », a-t-il mentionné, avant d’évoquer la question migratoire.

« La Turquie est une maison d’accueil à ce sujet. Il ne nous est pas possible de repousser ces personnes, comme le fait la Grèce. Nous continuerons de les accueillir. Nous acceptons les migrations comme nous l'avons fait jusqu'à présent. Nous les accueillons en construisant des maisons en briquettes. Nous avons terminé la construction de 60 000 maisons, notre objectif est d’atteindre 100 000 maisons », a-t-il évalué.

La chancelière allemande s’est exprimée concernant l'immigration irrégulière.

« J'ai exprimé que le soutien de l'UE à la Turquie se poursuivra à cet égard. Nous voulons empêcher la traite des êtres humains. C'est une nécessité et une condition que l'UE soutienne la Turquie sur ce dossier », a-t-elle affirmé.

« Nous attachons de l'importance à notre coopération. Beaucoup de choses se sont développées en Turquie avec M. Erdogan. Nous pouvons le voir quand nous regardons Istanbul. La Turquie est un partenaire important pour nous en tant qu'allié de l'OTAN. Nous avons toujours des intérêts communs. Le gouvernement fédéral poursuivra cette perspective », a-t-elle poursuivi.

"Il y a la liberté de culte en Allemagne. Nous exposons une attitude très déterminée sur l'islamophobie et le racisme.

Nous avons voulu empêcher cela dès le début. Nous avons vécu de tristes événements concernant l’'antisémitisme et l'islamophobie. Tous les moyens sont mobilisés pour y parvenir. Ce sera toujours un devoir pour nous ", a-t-elle indiqué.

 

 

 



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