Erdogan : « L’hégémonie occidentale est terminée »

Lorsqu'on lui a demandé pourquoi il avait ressenti le besoin de publier un tel livre, Erdogan a déclaré que le système mondial est confronté à un défi global.

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Erdogan : « L’hégémonie occidentale est terminée »

Le président Recep Tayyip Erdogan a estimé que la compréhension problématique selon laquelle “l’occident est supérieur” a pris fin.

Erdogan a accordé une interview au magazine « Kriter » à propos de son livre "Un monde plus juste est possible", ainsi que des critiques et des propositions de solutions concernant le Conseil de sécurité des Nations Unies (ONU).

Lorsqu'on lui a demandé pourquoi il avait ressenti le besoin de publier un tel livre, Erdogan a déclaré que le système mondial est confronté à un défi global.

Précisant que la Turquie essaie depuis le début d’être le précurseur de cette transformation, Erdogan a souligné que la Turquie attire l'attention sur toutes les injustices qu'elle constate sans discrimination à l'égard de la religion, de la langue ou de la race.

Déclarant qu'ils cherchent toujours à être justes, agir avec justice et comme la conscience du système mondial en mettant les inégalités à l'ordre du jour, Erdogan a poursuivi comme suit :

« Nous avons décidé de rassembler les enjeux que nous avons exprimés haut et fort jusqu'à présent dans un livre afin de faire une note d'histoire. »

Il a indiqué qu'il existe de nombreux défis auxquels le système mondial actuel est confronté et que ce n'est pas un défi qu'un seul pays peut surmonter seul.

« Nous sommes arrivés à la fin de la compréhension problématique selon laquelle l'Occident est supérieur. Tout le monde remet cela en question et l'accepte maintenant. L'hégémonie occidentale, qui a duré des siècles, est terminée. Un nouveau système international est en train d'émerger », a assuré le président turc.

Un monde avec des règles a été « construit après la Seconde Guerre mondiale ».

« Nous disons que s'il y a des règles, tout le monde devrait suivre les règles ; si les règles sont obsolètes et inefficaces, alors asseyons-nous et discutons à nouveau des règles et des normes internationales. Ainsi, nous pouvons faire fonctionner la gouvernance mondiale plus efficacement. Qui y’a-t-il au centre de la gouvernance mondiale ? Bien sûr, les Nations Unies. Alors, l'ONU promet-elle une bonne gouvernance mondiale ? Peut-être que oui. Mais la met-elle en œuvre ? Non. Nous devons réaliser cette démarche courageuse » a conclu Erdogan.

 

 



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