Discours de Mustafa Sentop sur la désinformation et les discours de haine

Le président de la Grande Assemblée nationale de Turquie, Mustafa Sentop, a déclaré que la désinformation et les discours de haine peuvent être définis comme une autre épidémie du 21e siècle, tout comme le nouveau type de coronavirus (Covid-19)

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Discours de Mustafa Sentop sur la désinformation et les discours de haine

 

Le président de la Grande Assemblée nationale de Turquie, Mustafa Sentop, a déclaré que la désinformation et les discours de haine peuvent être définis comme une autre épidémie du 21e siècle, tout comme le nouveau type de coronavirus (Covid-19).

Mustafa Sentop a assisté à la 5e Conférence mondiale des présidents de parlement organisée par l'Union interparlementaire à Vienne, la capitale autrichienne.

Sentop a pris la parole lors de la session intitulée « La lutte contre la désinformation et le discours de haine dans les environnements en ligne et hors ligne, nécessite des réglementations juridiques plus strictes ». Il a déclaré que des opérations de perception sont menées sur des sociétés et des démocraties avec de fausses réalités construites par la désinformation.

« Aujourd'hui, certaines plateformes de réseaux sociaux sont devenues le berceau de fausses informations, de calomnies, de propagande terroriste, d'appels à des coups d'État, d'atteinte à la réputation, de ciblage, de discours de haine et de racisme. Dans ce contexte, l'une des plus grandes menaces auxquelles nous sommes confrontés est le fascisme numérique », a-t-il poursuivi.

Il a attiré l'attention sur les activités de propagande des membres du PKK, qui figure sur les listes des organisations terroristes des États-Unis et de l'Union européenne, et de l'organisation terroriste guléniste (FETO) qui a mené une tentative de coup d'État sanglant en Turquie le 15 juillet 2016.

Soulignant que le discours de haine est devenu l'outil le plus courant de l'islamophobie, du populisme, du racisme et de la xénophobie, qui sont en hausse à l'échelle mondiale, Sentop a déclaré avoir observé avec inquiétude l’augmentation du nombre d’attaques en Europe notamment, contre les réfugiés provenant des zones de guerre.

« La désinformation et les discours de haine, que les politiciens populistes et les médias tentent de normaliser, peuvent être définis comme une autre épidémie du 21e siècle, tout comme le nouveau type de coronavirus (Covid-19). À ce stade, je pense que nos États et parlements démocratiques devraient développer un vaccin contre cette épidémie », a-t-il évalué.



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