Erdogan: "Notre ministre des Affaires étrangères a rappelé ses limites à Dendias"

Concernant les réponses du ministre des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu aux accusations de Dendias, le président Recep Tayyip Erdogan a déclaré : "Notre ministre des Affaires étrangères a rappelé ses limites à Dendias"

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Erdogan: "Notre ministre des Affaires étrangères a rappelé ses limites à Dendias"

 

Concernant les réponses du ministre des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu aux accusations du ministre grec des Affaires étrangères Dendias, le président Recep Tayyip Erdogan a déclaré : « Notre ministre des Affaires étrangères a rappelé ses limites à Dendias ».

« Notre ministre des Affaires étrangères a rappelé ses limites. Il ne pouvait pas être plus doux » a-t-il déclaré.

Le président Erdogan a fait des déclarations à Istanbul.

Au sujet des propos tenus par le ministre grec des Affaires étrangères, Nikos Dendias lors de sa conférence de presse conjointe avec son homologue turc, Mevlut Cavusoglu hier, M. Erdogan a déclaré : « Malheureusement, lors de la rencontre entre Dendias et notre ministre des Affaires étrangères, les choses ont évolué différemment. Notre ministre des Affaires étrangères a rappelé à Dendias ses limites face à son attitude. Ça ne pouvait pas être plus doux non plus. En tant que nation et pays, cela ne nous aurait pas été convenable. Ils ont terminé le travail en faisant l'évaluation nécessaire ».

Notant ne pas trouver correcte l'attitude de Nikos Dendias, M.  Erdogan a déclaré: (Lors de la réception) Je lui ai dit qu’il devrait y avoir un processus d'harmonisation entre la Turquie et la Grèce, sans que les autres n’interviennent ».

Le président turc a souligné que le gouvernement grec nomme toujours le chef mufti lui-même en Thrace occidentale.

« Vous n'avez pas le droit d'y nommer le chef mufti selon le Lausanne (traité). Nous (dans notre pays) ne pouvons pas nommer le patriarche. Il cherche à nommer nos muftis, nos imams comme si c’était ses propres religieux. Ceci est avant tout, contraire au droit international. Cela nuit également aux relations entre nous. Mais nous n'avons obtenu aucun résultat » a continué M. Erdogan.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu avait répondu hier aux accusations infondées de son homologue grec lors d’un point de presse.

« C'est la première réunion et nous aurions souhaité qu’elle se déroule dans une atmosphère plus positive, mais les accusations sont extrêmement inacceptables envers mon pays. Premièrement, il a déclaré que la souveraineté de la Grèce était violée par la Turquie. Nous ne pouvons pas accepter cela. La République de Turquie est capable de protéger ses droits, en particulier ses droits en Méditerranée orientale et à Chypre, et les mesures que nous prenons visent justement à protéger nos droits/.../. Si vous venez ici accuser la Turquie, je serais alors obligé de donner une réponse. De plus, nous en Turquie, nous acceptons la minorité orthodoxe grecque comme orthodoxe grecque, mais il n’est ni humain ni conforme au droit international que vous disiez : ‘Non, vous n’êtes pas Turcs, vous n’êtes que musulmans aux Turcs qui se disent ‘Turcs’ » avait répondu M. Cavusoglu.



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