Fahrettin Altun : "La désinformation est un problème de sécurité nationale"

La Turquie considère la désinformation provenant de l'intérieur comme de l'extérieur du pays comme un "problème de sécurité nationale" et entend prendre les mesures nécessaires à son encontre

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Fahrettin Altun : "La désinformation est un problème de sécurité nationale"

 

La Turquie considère la désinformation provenant de l'intérieur comme de l'extérieur du pays comme un "problème de sécurité nationale" et entend prendre les mesures nécessaires à son encontre, a déclaré, samedi, le directeur de la communication de la présidence turque.

Dans un discours prononcé dans le cadre du Digital World Workshop, Fahrettin Altun a déclaré que le flux de fausses nouvelles provenant de l'intérieur et de l'extérieur du pays menaçait également d'empoisonner les relations des citoyens avec l'État et d'éroder leur confiance dans les institutions.

C'est pourquoi nous considérons la désinformation, en particulier celle provenant de l'étranger, comme un "problème de sécurité nationale" et nous essayons de prendre les mesures nécessaires afin d’y remédier. Nous sommes très déterminés sur cette question également", a souligné Altun.

Il a ajouté que la Direction des communications adopte une approche dynamique et proactive en la matière, plutôt qu'une approche défensive et passive.

"Nous aspirons à ce que toutes nos institutions et organisations luttent de manière coopérative et coordonnée contre la désinformation. Nous nous efforçons de concrétiser cet objectif au moyen de plans et de projets nationaux et internationaux", a-t-il ajouté.

Et d’affirmer : "Notre pays sera à l'avant-garde dans la lutte pour la vérité dans le domaine de la communication, tout comme il est devenu, sous la conduite de notre président [Recep Tayyip Erdogan], le porte-parole des sans-voix et le protecteur des opprimés".

Altun a averti que l'une des plus grandes menaces auxquelles le pays est confronté est le "fascisme numérique", qui dégénère et politise des concepts tels que la liberté d'expression et la tolérance.

Mettant l'accent sur la politique de "deux poids, deux mesures" pratiquée par les grandes multinationales, il a déclaré que les dirigeants du groupe terroriste PKK et de l'organisation terroriste guléniste (FETO), le groupe terroriste à l'origine du coup d'Etat déjoué en Turquie en 2016, continuent de propager librement leur propagande sur les plateformes de médias sociaux.

"Lorsque notre pays a demandé le retrait des comptes affiliés aux organisations terroristes, il s'est vu accusé de faire preuve d'autoritarisme et de ne pas respecter la liberté d'expression", a-t-il déclaré.

La "formidable tolérance" dont jouissent les organisations meurtrières qui massacrent des innocents est malheureusement l'un des problèmes les plus douloureux. Car les organisations terroristes constituent une menace non seulement pour les régions qu'elles ciblent, mais aussi pour le monde dans son ensemble", a-t-il souligné.

 

 

 

 

 

 

 

 

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