Certains pays violent ouvertement le principe de “non-refoulement” concernant les migrants

Selon Kiran, certains pays n’ont aucune réserve à violer les principes fondamentaux du droit international, notamment le principe de « non-refoulement » découlant du droit des réfugiés.

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Certains pays violent ouvertement le principe de “non-refoulement” concernant les migrants

Lors d’un panel sur « La traite des êtres humains et le droit des réfugiés », le vice-ministre turc des Affaires étrangères Yavuz Selim Kiran a indiqué que le monde compte aujourd’hui plus de 280 millions de migrants, près de 46 millions de déplacés et près de 30 millions de réfugiés.

Précisant que des millions de personnes ont été contraintes de quitter leur patrie en raison de la guerre, de la famine et de la pauvreté, Kiran a souligné que la Turquie est le pays accueillant le plus de réfugiés au monde avec 4 millions de réfugiés, dont 3,6 millions de Syriens.

Il a attiré l’attention sur le fait que la crise humanitaire en Syrie est une question mondiale.

« On ne peut laisser tout le fardeau de cette crise aux pays voisins. Nous réitérons à chaque occasion notre appel à la communauté internationale pour un partage équitable de cette charge. Malheureusement, nos appels n’ont pas eu de suite jusqu’à présent » a déploré le vice-ministre.

Selon Kiran, certains pays n’ont aucune réserve à violer les principes fondamentaux du droit international, notamment le principe de « non-refoulement » découlant du droit des réfugiés.

« Ces trois dernières années, plus de 80.000 réfugiés ont été refoulés par la Grèce vers notre pays. Nous avons partagé et continuerons de partager avec les institutions internationales et européennes, tous les documents et images prouvant ces refoulements. Nous sommes tous tenus de respecter le droit international et les conventions des droits de l’Homme » a-t-il conclu.

 



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