Ankara fustige l'attitude de l'UE après la déclaration finale du Sommet européen

Pour la Diplomatie turque, certains pays membres se servent de la solidarité de l’UE et de leur droit de veto pour leur propre agenda anti-Turquie

1543851
Ankara fustige l'attitude de l'UE après la déclaration finale du Sommet européen

 

Le ministère turc des Affaires étrangères a fustigé l’attitude de l’Union européenne (UE) après la déclaration finale du Sommet européen à Bruxelles, relatif à la Turquie.

Pour Ankara, l’UE a agi de manière contraire au droit en incluant de force une approche hostile à la Turquie, alors que la majorité des pays membres y étaient opposés.

Le ministère, dans un communiqué publié vendredi, a rappelé que de nombreux pays de l’UE, dont le président tournant (Allemagne), avaient démontré leur volonté de préserver un agenda positif avec la Turquie.

"Mais cet agenda positif n’a toujours pas pu être créé et l’UE n’a pas su se sortir des recherches de décisions restrictives envers la Turquie qui ne sont pas dans l’intérêt de l’UE", a déclaré le ministère.

Pour la Diplomatie turque, certains pays membres se servent de la solidarité de l’UE et de leur droit de veto pour leur propre agenda anti-Turquie.

"En particulier sur les sujets régionaux tels que la Méditerranée orientale, Chypre et la mer Égée, nous rejetons l'approche contraire au droit inclue de force dans la déclaration finale du Sommet européen, alors que nous savons qu'une majorité des membres de l'UE n'y adhère pas", a poursuivi le ministère turc.

Ankara rappelle également qu’elle a toujours exprimé sa disponibilité à entamer des discussions avec Athènes, malgré les provocations.

"L'UE a une nouvelle fois ignoré la réalité et la volonté de la population turque de Chypre, aussi propriétaire de l'île", a encore dénoncé Ankara.

Par ailleurs, la Turquie a critiqué le comportement des autorités maritimes grecques envers les réfugiés et demandeurs d’asile.

"Le fait que la Grèce repousse les demandeurs d'asile en mer Égée, avec la participation de Frontex, est une honte pour l'UE", lit-on dans le communiqué.

Pour conclure, le ministère turc a invité l’UE à agir comme un médiateur équitable, juste, stratégique et respectueux de principes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

AA



SUR LE MEME SUJET