"La censure d'une BD par le ministre français de l'Education est un bel exemple d'hypocrisie"

Cavusoglu a particulièrement voulu revenir sur le "deux poids deux mesures" des pays membres de l’Union Européenne (UE) en matière de liberté d’expression notamment, sous prétexte de "solidarité".

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"La censure d'une BD par le ministre français de l'Education est un bel exemple d'hypocrisie"

 

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a déclaré qu’aux yeux du gouvernement turc "les discriminations et le racisme sont des crimes contre l’humanité". 

Le Chef de la diplomatie turque s’est exprimé, vendredi, lors de la réunion des Ministres des Affaires étrangères du Processus de Coopération de l’Europe du Sud-est, à Antalya en Turquie. 

Cavusoglu a particulièrement voulu revenir sur le "deux poids deux mesures" des pays membres de l’Union Européenne (UE) en matière de liberté d’expression notamment, sous prétexte de "solidarité". 

Il a, à cet effet, donné l’exemple du ministre français de l'éducation nationale Jean-Michel Blanquer qui a fait censurer une BD dont il était le sujet. "Un bel exemple d'hypocrisie et de double standard", a-t-il fait remarquer. 

Pour le ministre turc, la montée de la xénophobie en Europe atteint des proportions très inquiétantes, notant qu’il n’existe pas, ou très peu d’hommes politiques raisonnables en Europe capables de mettre fin à cette dérive. 

"Nous sommes contre toute forme de discrimination et de racisme. Ils sont tous à nos yeux des crimes contre l'humanité", a-t-il déclaré. 

 

 

Le Chef de la diplomatie turque est aussi intervenu au sujet du scrutin présidentiel américain du 3 novembre, alors que les résultats définitifs ne sont toujours pas connus. 

Il a d’abord exprimé ses inquiétudes quant aux vives tensions autour de ces élections. 

"Nous souhaitons que le processus de dépouillement prenne fin de manière démocratique et transparente. Nous attendons de voir comment vont se conclure les requêtes déposées par les parties en course. Comme tout le monde, nous respecterons le choix du peuple américain", a-t-il dit. 

Cavusoglu a par ailleurs affirmé que les relations avec Washington ne sont pas liées à tel ou tel parti au pouvoir. "Nos relations [avec les États-Unis] sont au-dessus des questions partisanes ou politiques", a-t-il insisté. 

"Quel que soit le vainqueur, nous aurons une approche identique à celle que nous adoptons envers les autres pays", a-t-il conclu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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