« Notre priorité est la diplomatie sans conditions préliminaires en Méditerranée orientale »

Le ministre des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a appelé la Grèce à un dialogue sans conditions préliminaires concernant la Méditerranée orientale

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« Notre priorité est la diplomatie sans conditions préliminaires en Méditerranée orientale »

 

Le ministre des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a appelé la Grèce à un dialogue sans conditions préliminaires concernant la Méditerranée orientale.

« Le choix sur la voie à suivre, n’appartient ni à la Turquie, ni à la France, mais aux chers dirigeants et peuple grecs », a-t-il relevé.

Le ministre turc a souligné dans l’article intitulé « Notre priorité est la diplomatie sans conditions préliminaires en Méditerranée orientale » qu’il a rédigé pour le quotidien grec Kathimerini, que la logique de voisinage nécessite le respect réciproque des droits de chacun.

Il a évoqué la position de la Turquie sur cette question :

« Nos principaux objectifs en Méditerranée orientale sont clairs :

-La détermination juste et équitable de nos délimitations maritimes ;

-La protection de nos droits concernant notre plateau continental face aux allégations maximalistes sur les délimitations maritimes ;

-La protection des droits égaux des Chypriotes Turcs sur les ressources en haute mer au large de l’île par la création d’un mécanisme de partage équitable des revenus ;

-La création en Méditerranée orientale de mécanismes de coopération énergétique en haute mer, réelle, inclusive, juste et équitable avec la participation de toutes les parties, y compris les Chypriotes Turcs (les propositions à ce sujet sont toujours en discussion). »

Le chef de la diplomatie turque a signalé que des revendications maximalistes ne pourront être imposées à la Turquie par l’intermédiaire de l’Union européenne qui n’a aucune compétence sur la détermination des délimitations maritimes.

« Vous ne pouvez couper l’accès de la Turquie aux eaux internationales et à ses zones maritimes en avançant que le plateau continental d’une minuscule île comme Meis (anciennement Kastellorizo) située à seulement 2 km des côtes turques et à 580 km de la Grèce continentale, sont de 40.000 km carrés. Aucune loi, logique ou sentiment de justice ne permet d’avancer un argument contraire à ce sujet », a-t-il relevé.

« Par ailleurs, ce n’est pas réaliste de tenter de priver des richesses qui l’entourent, un pays comme la Turquie, doté du plus long littoral de la région, d’une population croissante, d’une capacité de production et d’une demande énergétique. Comme nous l’avons réitéré à plusieurs reprises, cela ne se produira pas. Par conséquent, la Turquie n’autorisera pas les tentatives visant à nuire à ses intérêts fondamentaux et bien évidemment exposera une attitude déterminée. Nous maintenons la présence de nos forces maritimes dans la région non pas à des fins offensives mais pour une légitime défense face à une intervention à nos activités d’exploration sismique (annoncées conformément au droit international il y a 16 ans) sur notre propre plateau continental », a-t-il affirmé.

 



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