Akar: "Nous attendons toujours des excuses de nos alliés français"

Le ministre turc de la Défense, Hulusi Akar, a rappelé que la Turquie attend toujours des excuses de la part de la France au sujet de ses allégations concernant un prétendu incident naval avec la marine turque en Méditerranée.

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Akar: "Nous attendons toujours des excuses de nos alliés français"

 

Le ministre turc de la Défense, Hulusi Akar, a rappelé que la Turquie attend toujours des excuses de la part de la France au sujet de ses allégations concernant un prétendu incident naval avec la marine turque en Méditerranée.

Le ministre Akar s’est exprimé, vendredi, lors d’une manifestation organisée par l’Université Bogaziçi d’Istanbul, dans le cadre des commémorations du 4ème anniversaire du 15 juillet, date du coup d’état tenté par les terroristes de FETO (organisation terroriste guléniste).

Après être intervenu sur la lutte qui se poursuit contre les putschistes de FETO, et sur le conflit arméno-azerbaïdjanais, pour lequel il a rappelé le soutien sans faille d’Ankara pour Bakou, Hulusi Akar est revenu sur les relations crispées actuelles entre la Turquie et la France.

Il a voulu particulièrement souligner l’opposition des deux pays dans plusieurs dossiers, qui sont principalement la Syrie, la Libye et la Méditerranée orientale.

Ankara s’oppose à tout projet dans cette région "qui ne prendrait pas en compte les droits et intérêts de la Turquie et de la République Turque de Chypre Nord". Alors que Paris est aux côtés d’Athènes.

Mais les tensions entre les deux pays se sont accrues avec les développements en Libye.

Ankara soutient le gouvernement légitime libyen de Fayez al-Sarraj, reconnu par les Nations Unies, alors que Paris est du côté du putschiste Khalifa Haftar.

Ces dernières semaines, les tensions se sont ravivées quand Paris a accusé la marine turque d’avoir provoqué un incident naval avec une frégate française en Méditerranée. Ce qu’Ankara a contesté, donnant à l’OTAN les informations et preuves qui réfutent la thèse française.

"Sur ce sujet, nous avons donné toutes les informations, données, images et vidéos nécessaires à l’OTAN. Notre version a ainsi été approuvée", a-t-il expliqué.

"En plus de ne pas avoir ciblé la frégate française, celle-ci a effectué une manœuvre très dangereuse en s’introduisant à très grande vitesse, 20 miles marins, entre nos trois navires. De plus, ils n’ont pas pu donner les informations techniques confirmant leurs allégations", a-t-il ajouté.

Avant de déclarer : "Nous attendons donc toujours des excuses de nos alliés français", affirmant que la Turquie ne permettra pas que cette affaire soit refermée.

 

AA



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