Le gouvernement libyen acceptera un cessez-le-feu que si Haftar se retire des certaines régions clés

Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu a déclaré que le gouvernement libyen pourrait accepter un cessez-le-feu uniquement si les forces liées au putschiste Haftar se retirent certaines régions clés

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Le gouvernement libyen acceptera un cessez-le-feu que si Haftar se retire des certaines régions clés

 

 

Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu a déclaré que le gouvernement libyen pourrait accepter un cessez-le-feu uniquement si les forces liées au putschiste Haftar se retirent de certaines régions clés.

Le chef de la diplomatie turque Cavusoglu avait accordé un reportage à Financial Times lors de sa visite à Londres le 8 juillet. Financial Times a publié la partie concernant la Libye, sous le titre « la Turquie affirme qu’il n’y aura pas de cessez-le-feu tant que Haftar ne retirera pas ».

Dans le reportage, Cavusoglu a déclaré que le gouvernement libyen est décidé à poursuivre ses assauts tant que les forces liées à Haftar ne se seront pas retirées de la ville côtière de Syrte et de la région de Djoufra qui abrite une base militaire aérienne stratégique.

Soulignant la menace émanant des affrontements qui se sont transformés en guerre de tutelle, Cavusoglu a attiré l’attention comme l’affirment les diplomates, sur le fait que la hausse de la tension pourrait causer l’apparition d’une nouvelle étape qui risque de ranimer les affrontements directs entre les forces étrangères soutenant les différentes parties libyennes.

Il s’est attardé sur l’attaque aérienne perpétrée contre la base aérienne du gouvernement libyen à Watiyya au nord du pays. Il a déclaré qu’une enquête est menée concernant l’attaque et que les responsables rendront des comptes.

Cavusoglu a indiqué que le personnel turc de formation technique qui se trouvait dans la base aérienne reprise le 18 mai des milices liés à Haftar, au moment de l’attaque, n’a pas été touché.

Il a rappelé que lors des entretiens réalisés le mois dernier à Istanbul, la Russie avait proposé un cessez-le-feu avec une date et une heure concrètes.

Cavusoglu a fait savoir que lors de leurs entretiens avec le gouvernement libyen, les responsables libyens ont affirmé que le retrait des forces liées à Haftar de Syrte et Djoufra était la condition préliminaire pour un cessez-le-feu.

« A présent, ce processus dépend de l’autre partie. Il faut qu’elle accepte cette précondition pour un cessez-le-feu durable », a-t-il martelé.

Les journalistes ont demandé à Cavusoglu, si la Turquie craignait le risque d’être emportée dans un affrontement plus vaste.

« Nous ne soutenons aucune hausse de tension ou bien de guerre dans la région, mais eux [les soutiens de Haftar] sont en étroite coopération avec le putschiste Haftar », a-t-il répondu.



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