Erdogan : « Notre opération reprendra si le régime viole le cessez-le-feu à Idleb »

La Turquie n’a jamais eu l’intention d’occuper les terres syriennes durant son opération.

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Erdogan : « Notre opération reprendra si le régime viole le cessez-le-feu à Idleb »

 

Le président Recep Tayyip Erdogan a indiqué que les femmes et enfants sont les principales victimes du conflit en Syrie.

« Pourtant nous n’avons pas été témoins d’une réelle condamnation ou attention à ce sujet »  déploré Erdogan lors du programme « Les femmes héroïques de Turquie » organisée à l’occasion de la Journée internationale des femmes.

« Je n’ai entendu personne condamner les tortures infligées aux femmes qui se trouvent parmi les 100.000 migrants arrivés aux portes de l’Europe, ni les barbelés dressés devant elles, ni même les efforts déployés pour les forcer à faire marche arrière en les frappant, voire, en les tuant » a-t-il ajouté.

Revenant sur la question syrienne, le président turc a affirmé que les Forces armées turques relanceront leur opération si le régime Assad violait le cessez-le-feu à Idleb, en Syrie.

Il a précisé que la Turquie n’a jamais eu l’intention d’occuper les terres syriennes durant son opération.

« Notre seul objectif est de constituer les conditions propices au retour en toute sécurité des 3,6 millions de Syriens vivant en Turquie et des 1,5 million arrivés à nos frontières » a souligné Erdogan

« Si le régime viole l’accord de cessez-le-feu que nous avons conclu avec la Russie, nous nous confronterons à eux, à nouveau, avec force. Nous avons conclu cet accord dans l’unique but de résoudre la crise à Idleb sans effusion de sang » a-t-il informé.

Dernièrement, Erdogan a appelé la Grèce à ouvrir ses frontières aux migrants, rappelant qu’aucun pays ne s’exprimait au sujet des actes inhumains lors de l’intervention grecque contre les migrants.

« Nous avons ouvert nos portes, ouvre-les toi aussi, que les migrants aillent vers les autres pays d’Europe. Nous demandons un partage équitable de la charge » a déclaré le chef d’Etat turc à l’adresse de la Grèce.

Il a également critiqué son approche inhumaine vis-à-vis des migrants qui franchissent les frontières.

« Je doute de leur humanisme » a-t-il assuré.

 



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