La Turquie déploie mille policiers des forces spéciales à la frontière avec la Grèce

Le ministre turc de l'Intérieur, Suleyman Soylu, a indiqué que la Turquie a déployé 1000 policiers des forces spéciales entièrement équipés le long de la frontière terrestre turco-grecque.

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La Turquie déploie mille policiers des forces spéciales à la frontière avec la Grèce

 

Le ministre turc de l'Intérieur, Suleyman Soylu, a indiqué que la Turquie a déployé 1000 policiers des forces spéciales entièrement équipés le long de la frontière terrestre turco-grecque.

En déplacement jeudi à Edirne, province du nord-ouest de la Turquie, à la frontière avec la Grèce et la Bulgarie, le ministre Soylu a déclaré : "Nous amenons une équipe de police spéciale entièrement équipée de 1 000 personnes tout au long du fleuve Mériç (Maritsa) pour empêcher les refoulements de force des réfugiés voulant entrer en Europe".

"Ils ont pour mission d’empêcher toute violence et comportement hostile envers les réfugiés voulant passer en Europe", a-t-il expliqué.

Suleyman Soylu a condamné le comportement des forces de l’ordre grecques qui n’hésitent pas à user de balles réelles pour repousser les réfugiés voulant entrer sur le territoire grec et rejoindre les autres pays européens.

La semaine dernière, des responsables turcs ont annoncé qu'ils n'essaieraient plus d'empêcher les demandeurs d'asile d'atteindre l'Europe.

Il a, dans ce sens, rappelé que ce pays a entièrement ouvert ses portes aux membres de l’organisation terroriste guléniste FETO, auteur de la tentative de coup d’Etat repoussée du 15 juillet 2016 en Turquie, alors qu’Athènes reste hermétique aux réfugiés en violation des droits de l’homme.

"Ils donnent des armes et des fusils aux villageois de la région pour qu’ils tirent sur ces pauvres gens innocents", a-t-il fustigé.

Depuis lors, des milliers de demandeurs d'asile ont afflué vers Edirne, le long des frontières avec la Grèce et la Bulgarie, pour se rendre en Europe.

La décision a été prise après que 34 soldats turcs ont été martyrisés la semaine dernière par les forces du régime Assad à Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie.

Les soldats turcs travaillaient pour protéger les civils locaux dans le cadre d'un accord de 2018 avec la Russie en vertu duquel les actes d'agression sont interdits dans la région.

La Turquie, qui accueille déjà quelque 3,7 millions de migrants syriens, plus que tout autre pays au monde, dit qu'elle ne peut pas absorber une nouvelle vague de réfugiés.

Ankara s'est plainte à plusieurs reprises que l'Europe n'a pas tenu ses promesses dans le cadre de l'accord UE-Turquie sur les réfugiés de 2016 pour aider les migrants et endiguer de nouvelles vagues de migrants.

 

 

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