Kalin : "Les efforts diplomatiques de la Turquie ont permis un cessez-le-feu en Libye"

Nos efforts diplomatiques et notre soutien au gouvernement d'entente nationale libyen ont permis d'apporter un équilibre à la guerre en Libye. En conséquence, il y a un cessez-le-feu. Cela n'a été possible que grâce aux efforts du président Erdogan

Kalin : "Les efforts diplomatiques de la Turquie ont permis un cessez-le-feu en Libye"


 

Le porte-parole de la présidence turque, Ibrahim Kalin, a déclaré à propos des développements en Libye et du processus de cessez-le-feu, "nos efforts diplomatiques et notre soutien au gouvernement libyen d'entente national ont équilibré la guerre en Libye. En conséquence, il y a un cessez-le-feu, nous y travaillons toujours. Cela a été possible exclusivement grâce aux efforts du président Erdogan".

Kalin, qui était, mardi, l'invité de CNN International, a évalué les développements en Libye.

Sur une question visant à décrire la stratégie en Libye d'Ankara, il a répondu que les relations de la Turquie avec la Libye sont anciennes, et que la stabilité politique en Afrique du Nord est une priorité pour la Turquie.

Kalin a expliqué que la Libye a un rôle clé : "les développements en Libye, en Algérie, en Tunisie, au Soudan, ainsi que dans les pays voisins affectent également la Méditerranée. Les Européens sont préoccupés par le flux migratoire. Cette crise dure depuis près de 7 à 8 ans", a-t-il déclaré.

Soulignant que la communauté internationale doit se réunir pour éliminer la violence, "la Turquie a fait preuve de beaucoup d'efforts dans ce sens", a-t-il dit.

Rappelant que la Turquie coopère en Libye avec le président du gouvernement d'entente nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale et par l'Organisation des Nations Unies (ONU), Kalin a souligné que Khalifa Haftar , qui viole de nombreux accords consécutifs, est responsable de toutes ces violences militaires qui se déroulent dans le pays. Nous ne les voyons pas en dehors [exclu, NDLR] de ce jeu [théâtre, NDLR]. Par conséquent, notre délégation est à Moscou aujourd'hui", a-t-il expliqué.

Le président turc Recep Tayyip Erdoğan et le président russe Vladimir Poutine ont appelé à un cessez-le-feu le 8 janvier. Kalin a rappelé que le cessez-le-feu avait commencé en Libye, mais que les détails devaient être discutés, et que Haftar a demandé du temps supplémentaire pour revoir les conditions spéciales du cessez-le-feu.

Remerciant pour ses efforts pour assurer un cessez-le-feu avant le sommet de Berlin, le Représentant spécial des Nations Unies (ONU) en Libye, Ghassan Salamé, Kalin a également réitéré le soutien de la Turquie au processus de Berlin, dans le cadre duquel se tiendra, le 19 janvier un sommet sur la Libye visant à mettre fin aux conflits et assurer la stabilité politique du pays.

Selon Kalin, "De toute évidence, tout est fragile en Libye. Non seulement le cessez-le-feu, le processus politique lui-même, le processus des Nations Unies. Tout est fragile. Nous devons admettre que nous ne sommes pas confrontés à une situation parfaite. Nous essayons de mettre un terme à ce conflit, qui inclut des factions, des tribus, des acteurs internationaux, des parties prenantes, et de nombreux autres éléments", a expliqué le porte-parole de la présidence turque.

Rappelant qu'à cette fin, les Turcs ont rencontré les Américains, les Italiens et d'autres acteurs régionaux Kalin a noté: "Par conséquent, nous espérons prendre cet élan pour faire avancer le processus de l'ONU. Cependant, pour que cela se produise, le cessez-le-feu doit être appliqué, les hostilités doivent cesser", a-t-il ajouté.

Kalin, sur la mise en garde de l'Union Européenne concernant l'envoi de soldats turcs en Libye, a précisé : "Nos efforts diplomatiques et notre soutien au gouvernement d'unité libyenne ont permis d'apporter un équilibre à la guerre en Libye. En conséquence, il y a un cessez-le-feu. Cela n'a été possible que grâce aux efforts du président."

Le porte-parole Kalin a expliqué que durant les négociations privées des Turcs avec leurs homologues européens, ces derniers ont évoqué que c'était grâce aux efforts turcs que le cessez-le-feu avait pu se réaliser, mais que l'Égypte et d'autres pays transféraient toutes sortes d'armes et d'aide en Libye [à Haftar] et que des milices du Soudan, et des mercenaires nigériens, tchadiens et d'autres pays y étaient envoyés.

Kalin a ajouté : "Ils sont ceux qui alimentent la guerre, et maintenant, nous reprochent pour celle-ci. Si l'UE veut s'intéresser à cette guerre, je pense qu'elle a besoin d'apprécier les efforts de la Turquie visant à mettre fin à la violence."

Notant que lorsque l'on regarde la description des faits par l'ONU, Kalin souligne que les initiatives de la Turquie en Libye sont appréciées et que la Turquie collabore avec le gouvernement libyen, qui est reconnu au niveau international, mais aussi que la feuille de route de la Turquie en Libye a au moins permis d'apporter l'équilibre dans la guerre et ainsi apporté les conditions qui ont permis le cessez-le-feu en Libye.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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