Celik: "Ils ont peur du corps de Morsi"

Il a d’abord dénoncé le fait que les autorités égyptiennes ont, dans un premier temps, refusé de remettre le corps du défunt à sa famille, avant de changer d’avis.

Celik: "Ils ont peur du corps de Morsi"

Le porte-parole du Parti de la Justice et du Développement (AK Parti), Omer Celik, a très fermement dénoncé la manière où Mohammed Morsi, l’ancien président égyptien mort lundi alors qu’il comparaissait devant un tribunal, a été inhumé de manière précipitée et secrète.

Celik s’est exprimé, mardi sur le sujet, sur son compte Twitter.

Il a d’abord dénoncé le fait que les autorités égyptiennes ont, dans un premier temps, refusé de remettre le corps du défunt à sa famille, avant de changer d’avis.

Il a qualifié les putschistes de "bande ennemie des fondamentales valeurs humaines, qui tue de manière impitoyable".

"Les putschistes ont, en leur main, tout type d'outils et méthodes impitoyables. Mais ils ont peur du corps de Morsi. Même le corps sans vie des personnes d'honneur est un symbole de courage. Mais les indignes sont en réalité des morts vivant qui se promènent avec des machines à tuer", a-t-il ensuite affirmé.

Pour le porte-parole du parti gouvernemental turc, ces agissements démontrent que les putschistes sont effrayés par l’influence, "même mort", de Mohammed Morsi sur la population égyptienne.

Selon Celik, "Morsi a été tué lentement, à petit feu, devant les yeux du monde entier". Il a condamné le silence de la communauté internationale, synonyme de soutien aux putschistes.

"Les véritables défenseurs de la démocratie, et les personnes d’honneur, doivent maintenant élever la voix. Le martyr Mohammed Morsi doit être inhumé de manière conforme à sa vie honorable", a-t-il encore déclaré.

Celik a également souligné l’importance des prières posthumes qui ont débuté lundi à Jérusalem et qui se poursuivront aujourd’hui dans l’ensemble de la Turquie.

Mohammed Morsi était le premier président égyptien élu démocratiquement dans toute l’histoire du pays. Il avait été renversé en juillet 2013 par le coup d’état dirigé par Abdelfattah al-Sissi, le président actuel.

Il a succombé, lundi, en pleine comparution devant les juges après un malaise.

AA



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