Erdogan : « Personne ne peut demander à la Turquie de renoncer à l’achat des S-400 »

Le président Recep Tayyip Erdogan a fait savoir que personne ne peut demander à la Turquie qui est un Etat souverain, de renoncer à l’achat des systèmes russes S-400

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Erdogan : « Personne ne peut demander à la Turquie de renoncer à l’achat des S-400 »

 

Le président Recep Tayyip Erdogan a fait savoir que personne ne peut demander à la Turquie qui est un Etat souverain, de renoncer à l’achat des systèmes russes S-400.

En Russie où il est allé vers midi, M. Erdogan a coprésidé avec son homologue russe Vladimir Poutine, la 8e édition de la Réunion du Haut Conseil de coopération Turquie-Russie.

Les deux leaders ont ensuite animé une conférence de presse conjointe.

« Nous avons exprimé que nous ne fermerons les yeux sur aucune structure qui menace la sécurité de nos frontières dans le nord de la Syrie ainsi que l’intégrité territoriale de la Syrie » a assuré M. Erdogan.

« Sur la base de la compréhension mutuelle, nous sommes déterminés avec la Russie d’éradiquer les éléments terroristes qui s’attaquent à notre sécurité nationale » a-t-il encore souligné.

Le chef de l’Etat turc a précisé qu’ils avaient confirmé leur détermination pour le démarrage des activités du Comité constitutionnel syrien dans les plus brefs délais.

« Nous avons eu des discussions sur la Syrie et des questions d’ordre régional. Nous avons évalué la décision du retrait américain. Nous avons parlé des développements dans le terrain y compris Idleb. Nous avons échangé sur les démarches que nous pourrons lancer conjointement dans la période à venir » a relevé M. Erdogan.

Le président turc a rappelé que la Russie était le troisième plus grand partenaire commercial de la Turquie et expliqué que la coopération turco-russe dans l’énergie était l’un des principaux piliers des relations économiques.

Interrogé sur les critiques de Washington à l’achat des systèmes de missiles russes S-400 à la Russie, M. Erdogan a répondu :

« Que cela déplaise ou pas à une tierce partie. Nous sommes un pays où la souveraineté appartient au peuple sans condition ni réserve. Nous ne laisserons personne intervenir dans nos droits de souveraineté. Si nous l’autorisons, nous ne serons plus un Etat, ni un peuple. Au sujet des S-400 nous avons défini notre feuille de route et entrepris nos démarches. Tout est fini. Ceux qui nous conseillent maintenant de ‘renoncer’, ne nous connaissent pas. Si à ce sujet nous avons fait un accord, c’est que cette affaire est terminée. C’est ainsi que nous allons suivre notre chemin. Personne ne peut nous demander d’y renoncer ».



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