Cavusoglu: "Pas question que la Turquie annule l’opération prévue en Syrie"

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a affirmé qu’il n’est pas question que la Turquie annule l’opération qu’elle prévoit de lancer en Syrie à l’Est de l’Euphrate.

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Cavusoglu: "Pas question que la Turquie annule l’opération prévue en Syrie"

 

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a affirmé qu’il n’est pas question que la Turquie annule l’opération qu’elle prévoit de lancer en Syrie à l’Est de l’Euphrate.

Le Chef de la diplomatie turque s’est exprimé, vendredi, sur l’actualité en répondant aux questions de la chaine publique turque TRT Haber.

Cavusoglu a tenu apporter une précision aux déclarations du jour du Président turc, Recep Tayyip Erdogan, qui a affirmé que les récents développements nécessitent de reporter les opérations en Syrie.

"Il est logique de reporter l’opération. Il faut laisser le temps aux Etats-Unis de se retirer. Il faut éviter que des incidents éclatent entre les soldats de pays amis lors de ce processus", a-t-il d’abord expliqué.

Mais d’ajouter : "Notre président peut donner l’instruction de reporter pour quelques temps les opérations. Mais cela ne veut pas dire que nous allons abandonner nos futures opérations contre le YPG. Ce report ne remet pas en cause notre détermination. Que personne ne croit le contraire. Nous sommes déterminés."

Le ministre a insisté sur la nécessité de coordonner ce processus avec Washington, notamment sur la question des armes fournies par les américains aux terroristes du YPG/PKK dans le cadre « de la guerre contre Daech".

"Nous allons nous réunir le 8 janvier à Washington pour coordonner la suite", a-t-il indiqué.

"C’est une promesse qui nous a été faite dès le départ. Ces armes doivent être reprises. Effectivement, ce n’est pas une chose facile, mais il faut en récupérer un maximum. », a-t-il assuré.

Malgré la satisfaction de la Turquie devant la décision de retrait de Syrie du Président Trump, Cavusoglu a rappelé que certains sujets de divergences entre les deux pays persistent : "L’extradition de Gulen (chef de l'organisation terroriste guléniste FETO) ou encore le soutien au groupe terroriste YPG/PKK en Syrie", a-t-il cité.

Pour finir, au sujet des attaques économiques subies par l’économie turque depuis août, le chef de la diplomatie turque a affirmé qu’il ne s’agissait pas seulement d’attaques en provenance des Etats-Unis avec qui les relations étaient très tendus à cause du procès du Pasteur Brunson.

"Ces attaques ont été faites depuis Londres et certains pays musulmans se cachent derrière ces attaques", a-t-il affirmé sans nommer ces pays.

AA



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