Cavusoglu: "La rupture du cessez-le-feu à Idlib sera une catastrophe"

Le Chef de la diplomatie turque s’est exprimé, lundi, lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue et vice-premier ministre de la République Turque de Chypre Nord (RTCN), Kudret Ozersay, en visite officielle à Ankara

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Cavusoglu: "La rupture du cessez-le-feu à Idlib sera une catastrophe"

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a fait savoir que la Turquie poursuit ses efforts, notamment avec la Russie et l’Iran, dans le cadre des pourparlers d’Astana, pour éviter toute escalade militaire à Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie.

Le Chef de la diplomatie turque s’est exprimé, lundi, lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue et vice-premier ministre de la République Turque de Chypre Nord (RTCN), Kudret Ozersay, en visite officielle à Ankara.

Mevlut Cavusoglu s’est d’abord exprimé au sujet des relations extrêmement étroites entre la Turquie et son voisin du sud.

Interrogé sur la situation à Idleb en Syrie, le chef de la diplomatie turque a noté l’importance de la venue cette semaine à Ankara du Représentant Spécial des Etats-Unis pour la Syrie, James Jeffrey.

"Nous n’allons pas seulement discuter d’Idleb mais de l’ensemble de la Syrie", a-t-il déclaré, ajoutant : "Les questions de l’unité territoriale de la Syrie, de la résolution politique du conflit et de l’aide humanitaire seront aussi traitées. Nous allons aussi revenir sur l’aide militaire de Washington aux terroristes du YPG/PKK".

Mevlut Cavusoglu a ajouté que les efforts de la Turquie pour Idleb ne se limitent pas à cela, rappelant le prochain sommet des présidents turc, russe et iranien à Téhéran.

Le ministre a d’abord rappelé que son homologue iranien Jawad Zarif était à Ankara la semaine dernière.

"Nous le répétons à chaque fois : la fin du cessez-le-feu à Idleb, une attaque du régime seraient une catastrophe pour la Syrie et la région", a-t-il affirmé, soulignant que 3,5 millions de Syriens vivent dans la région d’Idleb.

"Notre Président de la République va évidemment parler de ces questions à Téhéran avec ses homologues russe et iranien. Mais nous menons des discussions sans attendre le sommet afin que celui-ci aboutisse à des décisions concrètes", a-t-il encore déclaré.

AA



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