Bozdag: "Attendre de la Turquie de tolérer un Etat terroriste à ses frontières est irraisonné"

Bekir Bozdag, a indiqué, lundi, que l’opération menée par l’armée turque dans le nord-ouest de la Syrie prendra fin une fois que la région aura été libérée de la présence terroriste et que les habitants auront retrouvé la liberté et la paix

899407
Bozdag: "Attendre de la Turquie de tolérer un Etat terroriste à ses frontières est irraisonné"

Le vice-Premier ministre turc et porte-parole du gouvernement, Bekir Bozdag, a indiqué, lundi, que l’opération menée par l’armée turque dans le nord-ouest de la Syrie prendra fin une fois que la région aura été libérée de la présence terroriste et que les habitants auront retrouvé la liberté et la paix. 

Bozdag s’exprimait, lundi, lors de la session d’ouverture de la conférence internationale organisée à Istanbul par la Direction turque des Affaires religieuses (Diyanet) et intitulée : "La ville sanctifiée par les révélations divines : Jérusalem". 

Le vice-Premier ministre a d’abord dénoncé la politique menée par les Etats-Unis en Syrie, rappelant que sous prétexte de lutter contre Daech, Washington a fourni de très nombreuses armes à une autre organisation terroriste, le PYD/YPG/PKK. 

"Ils leur ont donné 5 mille camions et 2 mille avion-cargo bondés d’armes et de munitions de haute technologie. Ils ont ensuite formé les terroristes. Ils nous ont affirmé qu’ils collaboraient avec ces terroristes parce qu’ils n’avaient pas d’autres choix" a-t-il dit. 

"Ils devaient récupérer ces armes une fois Daech vaincue. Qu’en est-il ? Ils ont permis à Daech de quitter Raqqa en toute sécurité, avec leurs armes dans les mains ! Pourquoi ne les ont-ils pas neutralisés, pourquoi n’ont-ils pas pris leurs armes, où sont allés ces terroristes de Daech ? Quelqu’un doit nous donner les réponses à ces questions", a-t-il poursuivi. 

Bozdag a poursuivi son intervention en revenant sur les projets du PYD/YPG/PKK dans le nord de la Syrie. 

Il a affirmé que l’organisation terroriste, soutenue par les Etats-Unis, s'emploie à créer un Etat terroriste le long de la frontière turco-syrienne, de la frontière irakienne à la Méditerranée. 

"Attendre de la Turquie qu'elle tolère et ferme les yeux sur la création d'un Etat terroriste à ses frontières est clairement irraisonné", a-t-il lancé. 

C’est ainsi qu’il a légitimé l’opération "Rameau d’olivier", lancée samedi 20 janvier par la Turquie à Afrin, dans le nord-ouest de la Syrie, afin de libérer la région de la présence des groupes terroristes PYD/YPG/PKK et Daech, et de sécuriser ses frontières.

"La cible de cette opération ne sont pas nos frères kurdes, mais les organisations terroristes, PKK et autres, et les milieux obscurs internationaux qui se cachent derrière eux. Toutes les allégations selon lesquelles "les Turcs tuent les Kurdes, tuent les civils" sont totalement fausses. La Turquie est aussi l'Etat de nos frères kurdes", a-t-il une nouvelle fois expliqué.

Le vice-Premier ministre du gouvernement turc a également rappelé que le PYD/YPG a profondément dénaturé le statut démographique de la région, forçant les populations arabes, turkmènes et kurdes, qui s’opposent à sa politique, à quitter la région pour y installer ses sympathisants.

Bozdag a aussi voulu répondre aux détracteurs de la Turquie et aux pays qui demandent la fin rapide de l’opération turque.

"La Turquie s'efforce de protéger les civils dans la zone de l'opération Rameau d'olivier, pas parce qu'elle craint les critiques de la Communauté internationale, mais parce que sa foi, sa culture, sa croyance et sa tradition militaire le lui ordonnent. Les opérations se font d'une manière extrêmement minutieuse", a-t-il indiqué.

"Une fois que l'opération aura atteint ses objectifs et qu'elle aura été un succès, la Turquie quittera la région (Afrin). La Turquie n'est pas un pays occupant. La durée de l'opération Rameau d'olivier est limitée, son cadre et ses objectifs sont clairs: la cible étant les terroristes présents dans la région d'Afrin. Elle prendra fin une fois que les terroristes auront été éliminés, que la région aura été sécurisée et que les habitants de la région auront retrouvé la prospérité, la liberté, la paix et la stabilité", a-t-il conclu. 

 

 

 

 

 

 

 

 

AA



SUR LE MEME SUJET