Cavusoglu: Le soutien militaire américain au PYD/YPG menace l'avenir de la Syrie

Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu s'est félicité de tous les efforts déployés par son pays pour résoudre la crise syrienne

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Cavusoglu: Le soutien militaire américain au PYD/YPG menace l'avenir de la Syrie

Le soutien militaire américain à l'organisation terroriste PYD/YPG menace l'avenir de la Syrie, a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu.

Le chef de la diplomatie turque a rédigé un article intitulé « Comment apporter la paix en Syrie? », publié par la revue américaine "Newsweek".

Le ministre a rappelé que la guerre qui dure depuis sept ans, a dépassé ses limites, et qu'Ankara a déployé de vastes efforts concrets pour apaiser la crise humanitaire et la menace terroriste.

Il a ajouté que la menace terroriste visant la Turquie persiste encore, d'autant plus que la coopération avec les États-Unis, alliés de la Turquie au sein de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) depuis 1952, est loin de satisfaire les besoins.

« Les groupes rattachés à l'organisation terroriste PKK demeurent encore dans le Nord de la Syrie, et les forces dirigées par les États-Unis contre Daech, le permettent, comme nous le craignons, a fait remarquer Cavusoglu. Le soutien militaire des États-Unis aux éléments du PYD/YPG menace autant la sécurité de la Turquie que l'avenir de la Syrie. Des cas de violation des droits de l'Homme par le PYD/YPG ont été rapportés par des organisations internationales concernées par le sujet. Ces violations relèvent du déplacement forcé des habitants non kurdes, de la transformation de la structure démographique de la région, de l'exil forcé ou de la détention des rivaux politiques, de la torture et des combattants enfants, qui relèvent d'ailleurs, de crimes de guerre. »

Pour Cavusoglu, il est très difficile que le PYD/YPG soit un modèle démocratique pour les Kurdes en Syrie.

« Les représentants légitimes du peuple kurde syrien se sont rassemblés sous le toit du Conseil National Kurde de Syrie et ont participé aux pourparlers de Genève, et auront une place au Congrès national de Dialogue à Sotchi, a précisé le ministre. Le soutien américain au YPG a déraillé et il est indispensable que cela soit corrigé. Une Syrie unie, ayant gardé son intégrité territoriale, est très difficile si on accorde la liberté aux organisations terroristes séparatistes et leur fournit des armes pour qu'elles atteignent leur but. »

Le ministre a souligné qu'il est possible de parvenir à une solution durable à la question syrienne, dans le cadre de la résolution 2254 du Conseil de Sécurité des Nations Unies (ONU).

-Les efforts de la Turquie

Le chef de la diplomatie s'est félicité de tous les efforts déployés par son pays pour résoudre la crise syrienne.

Il a fait remarquer que la Turquie a ouvert ses portes dès l'éclatement de la crise humanitaire et accueille maintenant le plus grand nombre de demandeurs d'asile au monde.

« La Turquie a dépensé 30 milliards de dollars pour répondre aux besoins des 3,4 millions de Syriens qu'elle a accueillis, a noté Cavusoglu. Pour une meilleur intégration, nos invités syriens disposent d'accès à l'éducation, aux services médicaux, ainsi qu'au marché du travail. »

Cavusoglu a en outre mis l'accent sur les efforts politiques internationaux que son pays a déployés, en particulier dans le cadre du processus d'Astana.

« Le plus important, c'est que les pourparlers d'Astana ont permis de relancer les pourparlers de Genève après un vide de dix mois, a-t-il souligné. Cependant il faut raviver Genève. La communauté internationale doit évaluer toutes les possibilités. »

Le ministre a conclu que les États-Unis doivent renforcer leur rôle dans les efforts visant à trouver la paix en Syrie.

 

 

 

 

 

 

 

 

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