Turquie: Des ateliers qui redonnent espoir aux réfugiées syriennes

"Ces ateliers nous permettent de nous attacher à la vie. En travaillant, nous oublions un peu nos douleurs", explique Hatice Hicazi, réfugiée syrienne qui participe à un atelier de broderie dans le centre de Hatay

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Turquie: Des ateliers qui redonnent espoir aux réfugiées syriennes

Elles ont fui la guerre civile syrienne et se sont réfugiées en Turquie; aujourd’hui elles vivent dans les centres de réfugiés temporaires et participent à des ateliers pour apprendre un nouveau métier et gagner leur vie. 

Des ateliers de tissage de tapis, de broderie, de coiffure, de dessin, de mosaïque et de musique sont dispensés gratuitement aux réfugiées syriennes habitants dans le district Altinozu dans la province turque de Hatay. 

Rencontrées par Anadolu, elles disent que ces ateliers leurs permettent "d’oublier " ce qu’elles ont vécu en Syrie.

Le sous-préfet d’Altinozu, Bulent Uygur, indiqueque le centre de réfugiés temporaires installés dans le district a une capacité d’accueil de 8 500 réfugiés. 

"Ces réfugiés sont totalement pris en charge aussi bien sur le plan éducatif, sanitaire que social", se félicite-t-il.

Des ateliers-projets ont été mis en place afin de permettre aux femmes syriennes vivant dans ce centre d’apprendre un métier, explique encore ce responsable local.

"Ces ateliers leurs permettent de passer du bon temps tout en leur offrant une source de revenu", ajoute-t-il.

Par ailleurs, des aides sont offertes aux 12 000 autres Syriens vivants à Altinozu par le Croissant rouge turc, précise Uygur.

Semra Canitez, cheffe d’atelier, explique que les différents ateliers sont ouverts six heures par jours, tous les jours de la semaine. 

Près de 250 femmes syriennes "talentueuses" participent à ces ateliers, ajoute-t-elle.

Hasibe Hajhasan, apprentie, explique qu’elle a quitté la ville syrienne d’Idleb cinq ans auparavant et qu’elle s’est installée dans ce centre de réfugiés avec sa famille.

"Je participe aux ateliers depuis huit mois. En peu de temps, j’ai appris à tisser. la vente de mes productions me permet de contribuer aux dépenses de ma famille. Je suis très contente", se félicite Hasibe.

Hatice Hicazi, a intégré l'atelier de broderie depuis environ un an. Aujourd'hui elle brode des robes de mariées et de soirées, un travail qui lui permet de gagner jusqu'à 200 livres turques par mois, explique-t-elle à Anadolu.

"Ces ateliers nous occupent et nous permettent de nous attacher à la vie. En travaillant, nous oublions un peu nos douleurs", conclut Hatice.

 

AA



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