Cavusoglu : L’Europe est revenue aux valeurs du fascisme et de l’exclusion

Le président de la république de Turquie tiendra un entretien téléphonique avec la dirigeante du Myanmar sur la question d’Arakan, déclare le MAE turc

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Cavusoglu : L’Europe est revenue aux valeurs du fascisme et de l’exclusion

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a déclaré, lundi, que « l’Europe est revenue aux valeurs répandues à l’époque d'avant la Deuxième Guerre mondiale, à savoir la cruauté, le fascisme, la violence, l’intolérance et l’exclusion de l’autre ». 

Cavusoglu a tenu ces propos lors d’une conférence de presse tenue dans la ville de Bled dans le nord-ouest de la Slovénie, en réponse à une question concernant le débat télévisé qui a opposé, hier dimanche, la chancelière allemande Angela Merkel à son rival Martin Schulz, chef du parti social-démocrate, en préparation aux législatives allemandes prévues le 24 septembre courant. 

Merkel a indiqué, dimanche lors du débat télévisé, qu’elle discutera avec les dirigeants européens de « l’arrêt des négociations » avec la Turquie concernant son adhésion, ou non, à l’Union Européenne, ainsi que la « définition d’une position commune contre la Turquie ». 

Cavusoglu a ajouté, commentant les propos tenus dimanche par Merkel, que « les guerres se sont déclenchées pour les raisons citées (cruauté, le fascisme, la violence, l’intolérance et l’exclusion de l’autre), malheureusement l’Europe marche dans cette même direction. L’Allemagne –étant considérée parmi les pays européens les plus puissants- aurait dû ne pas emprunter ce chemin. J’espère que les Allemands dévieront de cette voie ». 

Cavusoglu a été surpris que le débat entre Merkel et Schulz ait commencé en abordant la Turquie et s’est terminé de la même manière.

«N’existe-t-il pas un autre message que les politiciens allemands veulent transmettre à leurs concitoyens hormis de parler de la Turquie ? » s’est exclamé le ministre. 

Il a noté que c’est à travers ce débat que l’on se rendra compte du niveau du populisme en Europe. 

Quant aux attaques subies par les musulmans Rohingya au Myanmar, Cavusoglu a indiqué que « la Turquie n’œuvre pas uniquement à mettre fin à la violence à Arakan, mais plutôt à trouver une solution permanente au problème ». 

«S’il n’y a pas de solution permanente, d’autres violations et d’autres attaques resurgiront pour d’autres raisons à l’avenir » a-t-il poursuivi. 

Cavusoglu a souligné que le monde entier doit être sensibilisé aux événements qui se déroulent dans l'Etat d'Arakan, au Myanmar.

Le ministre a indiqué que le président turc, Recep Tayyip Erdogan tiendra lundi, à ce sujet, un entretien téléphonique avec la chef du gouvernement du Myanmar, Aung San Suu Kyi

 

 

AA


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