Celik : "Ce rapport vise à saboter les relations entre l'UE et Ankara"

"Il était maintenant impératif qu'Ankara ne soit plus instrumentalisée à des fins de politiques internes en Europe" déclare le ministre turc des Affaires de l'UE, Omer Celik

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Celik : "Ce rapport vise à saboter les relations entre l'UE et Ankara"

Le ministre turc des Affaires de l'Union Européenne (UE), Omer Celik a déclaré, concernant l'adoption par le Parlement Européen (PE), d'un rapport préconisant le gel des négociations d'adhésion de la Turquie: "Ce rapport est l'aboutissement de la vision politique à sens unique de certains pays qui se sont coalisés en ce sens. Loin de favoriser la coopération, le but de ce document est de saboter les relations entre notre pays et l'UE".

Omer Celik a réagi, jeudi, à l'approbation par le PE, du rapport 2016 sur la Turquie demandant la suspension des négociations d'adhésion.

Celik a réaffirmé que ce rapport est basé sur de fausses allégations et des calomnies, notant que le vote du parlement n'a pas de caractère contraignant. 

Il a rappelé que la décision du PE est avant tout de nature politique, précisant que la Turquie a toujours été ouverte aux critiques constructives et qu'un rapport doit, avant tout, donner confiance et permettre de s'améliorer et d'avancer.

"Ce rapport est l'aboutissement de la vision politique à sens unique de certains pays qui se sont coalisés en ce sens. Loin de favoriser la coopération, le but de ce document est de saboter les relations entre notre pays et l'UE. Raison pour laquelle nous rejetons ce rapport, comme nous l'avons fait lors des deux dernières années. Quand il nous sera envoyé, nous le renverrons tel quel, sans même l'examiner" a-t-il insisté.

"Nous ne reconnaissons pas ce rapport" a poursuivi le ministre turc Celik, soulignant que les événements tragiques de 1915 sont inclus dans ce rapport, sans prendre en considération la voix de la Turquie et ne mettant en avant que l'approche de la partie arménienne.

Un volet du rapport stipule qu'en cas d'application de la réforme constitutionnelle adoptée en Turquie par référendum le 16 avril 2017, les négociations avec l'UE seront suspendues.

"Cela n'est pas une attitude démocratique. Ce que l'on demande à la Turquie, c'est de rester insensible à la volonté du peuple. Une telle chose est impossible" a-t-il dit, avant de rappeler que le référendum s'était déroulé de façon transparente et avec un taux de participation de 86%.

Omer Celik a appelé le PE a respecter la volonté du peuple turc, "Dans ce cas, c'est comme si le PE s'octroyait le droit d'annuler des élections en Europe, il n'a pas le droit de déclarer de telles choses" a-t-il encore insisté.

Pour Celik, les dispositions prises en Europe contre les symboles de l'organisation terroriste PKK, sont "des évolutions positives" mais loin d'être suffisantes .

"Notre conseil au PE, c'est d'empêcher la propagande du PKK dans les corridors et salles d'exposition de l'institution" a-t-il poursuivi.

Un autre volet de ce rapport met en doute l'implication de l'organisation terroriste FETO dans le coup d'état manqué du 15 juillet 2016.

"N'importe quelle approche, de nature à mettre en doute la responsabilité de FETO dans la tentative de coup d'état sera considérée comme hostile et de mauvaise foi" a-t-il tonné.

En conclusion, Celik a ajouté qu'il était maintenant impératif qu'Ankara ne soit plus instrumentalisée à des fins de politiques internes en Europe, déclarant que ce rapport est le fruit d'une méconnaissance de la Turquie.

 

 

 

 

 

 

 

 

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