« Comment pouvons-nous fermer les yeux sur le massacre de femmes, d’enfants et de personnes âgées »

Erdogan a affirmé qu’ils allaient poursuivre les travaux conjoints avec la Russie au sujet de la Syrie

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« Comment pouvons-nous fermer les yeux sur le massacre de femmes, d’enfants et de personnes âgées »

Erdogan a affirmé qu’ils allaient poursuivre les travaux conjoints avec la Russie au sujet de la Syrie.

Le chef d’Etat turc Recep Tayyip Erdogan s’est entretenu avec son homologue russe Vladimir Poutine à Sotchi.

Dans la déclaration qu’il a faite lors de la conférence de presse tenu au terme des entretiens interdélégataires, Erdogan a précisé que la crise syrienne ainsi que les sujets régionaux ont été traités lors de l’entretien.

« Comment pouvons-nous fermer les yeux sur le massacre de femmes, d’enfants et de personnes âgées » a demandé le président Erdogan notant que la Syrie est une plaie ouverte depuis 6 ans.

« Toutes attaques visant à briser le cessez-le-feu, dégradent la situation sur le terrain et sabotent les efforts des pays garants. Nous allons continuer à travailler conjointement avec la Russie sur tous ces sujets. Le cessez-le-feu soit sous son nouveau nom la désescalade, appliqué sous la garantie de la Turquie, Russie et de l’Iran, à former une fenêtre d’opportunité importante pour que les travaux de solution politique, aboutissent à une réussite. Il ne faut pas que cette opportunité en or soit sacrifiée » a assuré le président turc soulignant qu’ils étaient parvenus à un consensus en vue de punir les responsables des attaques chimiques.

Erdogan a déclaré qu’ils considéraient que la lutte contre toutes les organisations terroristes en Syrie était importante du point de vue de la sérénité du monde.

Les deux leaders ont été interrogés par les journalistes.

En réponse à la question « Est-ce que la formation de régions sécurisées pour une solution de la crise syrienne, a été abordée lors de votre entretien », le président Erdogan a dit : « Depuis le début de la guerre, nous avons exprimé notre souhait d’une région sécurisée, et nous allons continuer à l’exprimer. Il y a de sérieux problèmes à Idleb. Une zone de cette région a été proclamée zone de désescalade avec une ligne verte. J’espère que l’un des sujets importants d’Astana sera la décision sur la zone de désescalade. »

Le chef d’Etat russe Vladimir Poutine a, de son côté, fait savoir que lors de l’entretien, un accord a été établi pour le renforcement de la coopération militaire et le partage d’informations dans la lutte contre le terrorisme internationale, et précisé qu’ils étaient en identité de vue avec le président Erdogan, considérant tous deux que la résolution de la questions syrienne passait par une solution politique.

Précisant que le processus de convalescence entre les deux pays avait été complété et qu’ils étaient passés à la période de partenariat, Poutine a affirmé qu’une hausse avait été enregistrée dans le commerce bilatéral entre la Turquie et la Russie.

« Nous avons décidé de multiplier nos échanges commerciaux et d’utiliser nos monnaies nationales. Un accord de 110 milliards de dollars est question pour les deux parties. Nous sommes parvenus à un accord pour des travaux d’investissements en commun pour un montant d’un milliard de dollars. La Russie exporte du gaz naturel, du charbon et du pétrole à la Turquie. Nous avons discuté du projet Turkstream. Dans le cadre de ce projet, deux pipelines seront construite pour acheminer du gaz en Europe, dont l’un transitera par la mer Noire et l’autre par la Turquie » a assuré le président russe Vladimir Poutine.

En réponse à une question sur les restrictions commerciales entre les deux pays, Poutine a poursuivi en ces termes :

« Nous pouvons annoncer aujourd’hui que les restrictions seront levées. Nous avons discuté des restrictions et des sanctions sous tous les angles. Elles affectent l’économie et mettent à mal les producteurs. Les tomates ne sont pas les seuls produits faisant partie des sanctions. Il y avait aussi plusieurs autres produits auxquels des sanctions étaient appliquées, nous sommes parvenus à un accord pour lever ces sanctions. Nous avons demandé à nos amis turcs de nous comprendre à ce sujet, comme vous le savez la vie ne s’est pas arrêté et a continué à la suite de l’incident tragique (l’abat en 2015 d’un chasseur russe violant l’espace aérien). Par exemple, nous pouvons parler de cela dans la production de tomate. Nos producteurs ont retiré des crédits colossaux. Il est question d’un processus de production, par conséquent les restrictions continueront concernant ce légume. Mais aussi concernant les visas.  Et cela découle de l’intensité de la coordination entre nos forces de sécurité. Mais une chose est possible, la libéralisation des visas pour certains experts du point de vue de leur mission et d’autres du point de vue du commerce. Quant au sujet des tomates, nous ne fermerons pas éternellement notre marché aux tomates turques. Toutefois, ce sujet sera libéralisé au terme des investissements dont je vous ai parlé. » a ajouté le président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine.



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