"Le bombardement d'une mosquée à Alep est un crime contre l'humanité"

Le vice-Premier ministre turc, Numan Kurtulmus, a qualifié de «crime contre l’Humanité» les frappes aériennes américaines contre une mosquée dans la province d’Alep en Syrie

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"Le bombardement d'une mosquée à Alep est un crime contre l'humanité"

Le vice-Premier ministre turc, Numan Kurtulmus, a qualifié de «crime contre l’Humanité» les frappes aériennes américaines contre une mosquée dans la province d’Alep en Syrie.

Numan Kurtulmus s’est exprimé, vendredi, devant les journalistes qui le suivaient lors de son déplacement à Canakkale, dans le nord-ouest de la Turquie.

Il a d’abord voulu exprimé sa grande tristesse face à la situation en Syrie, «pays en guerre depuis 6 ans, 3 années de guerre civile puis 3 années de guerres de tutelles».

"La Syrie est actuellement un pays où de nombreuses organisations terroristes agissent librement", a-t-il regretté.

Il a appelé la communauté internationale à faire davantage pour mettre définitivement fin à ce drame qui a coûté la vie à près de 600 mille personnes en Syrie.

"Dans tous les cas, ce sont les civils qui subissent. On ne connaît pas encore les détails de ces frappes contre une mosquée dans le rift d’Alep. Quoi qu’il en soit, c’est un crime contre l’Humanité. C’est un crime de guerre. Il n’est pas possible d’accepter le bombardement d’une mosquée, d’un lieu de culte ou des dizaines de civils se regroupent pour accomplir leur foi", a-t-il dénoncé.

Concernant la campagne pour le référendum constitutionnel du 16 avril, Numan Kurtulmus a souhaité condamner les propos du député Deniz Baykal (CHP – Parti Républicain du Peuple) qui avait déclaré dans un meeting que «donner autant de pouvoir à un seul homme pourrait même dénaturer un prophète».

"Dans notre foi, les prophètes sont purs et innocents. C’est une grave erreur de tenir de tels propos", a-t-il commenté, appelant les politiciens à ne pas faire usage de la religion pour faire de la politique.

 

AA



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