Récits de femmes réfugiées installées en Turquie

Des réfugiés syriennes et irakiennes en Turquie travaillent dans des centres de communauté pour femmes à Ankara, pour contribuer à leur budget familial et faire face aux difficultés morales causées par la guerre

687730
Récits de femmes réfugiées installées en Turquie

Des réfugiés syriennes et irakiennes en Turquie travaillent dans des centres de communauté pour femmes à Ankara, pour contribuer à leur budget familial et faire face aux difficultés morales causées par la guerre. 

Amira Kaplan, une Turkmène de la ville de Tall Afar d’Irak, a affirmé s’être réfugiée en Turquie, 2 ans et demi auparavant avec son mari et ses six enfants à cause de la guerre. 

«Notre pays a été bombardé. Nous avons seulement pu nous sauver et nous avons laissé tout derrière nous. Une fois arrivés en Turquie, nous avons retrouvé la tranquillité. Et la Turquie et le peuple turc nous ont beaucoup aidé»,a-t-elle témoigné.

Kaplan donne des cours d’arabe, d’échecs et d’arts plastiques dans le centre. De plus, elle fait de la traduction pour aider les personnes qui ne savent pas parler le turc. 

Evra Akres, infirmière, est une autre habitante de Tall Afar qui vit à Ankara. Au début, elle n’a pas pu exercer son métier, mais tout a changé depuis qu'elle est venue au centre.

Grâce à son travail, elle contribue au budget de sa famille. En même temps, cela lui fait beaucoup de bien sur le plan psychologique. 

«Travailler me rend très forte. Je veux soutenir les autres femmes réfugiés. Si j’avais décidé de rester à la maison, je n’aurais pas pu leur apporter mon soutien. J’aide les femmes réfugiés en étant leur interprète. Par ailleurs, je peux dire que je suis très reconnaissante envers la Turquie qui affiche une position très positive envers nous. Nous n'avons aucun problème pour le moment »,a-t-elle confié.

Notant que le travail des femmes n’est pas autant répandu en Irak qu’en Turquie, Akres a ajouté: « Les femmes irakiennes se sont davantage renforcées une fois qu’elles sont arrivées en Turquie. Il faut que les femmes soient patientes, actives et qu’elles travaillent. Ainsi, tout ira mieux »,a-t-elle conclu.

Nesrin Sheef a étudié sa licence et son master de psychologie en Syrie. Peu de temps avant le début de la guerre, elle s’est rendue en Turquie avec son mari. Actuellement, elle fait un doctorat à l’Université de Hacettepe d’Ankara.

Depuis environ un an, Sheef offre des séances de soutien psychologique aux femmes syriennes et irakiennes dans le centre de Communauté pour Femme d’Ankara.

« Je m'estime chanceuse d’être en Turquie. J’essaie d’apporter mon aide aux femmes syriennes et irakiennes en travaillant dans le centre de Femmes de l’IMPR. Voir que les femmes apprennent de nouvelles choses en suivant des formations me rend particulièrement heureuse»,a-t-elle indiqué. 

D’après Sheef, de nombreuses opportunités s'offrent aux femmes dans les domaines de la formation et du travail.

Les centres de l’IMPR sont présents à Adana, Ankara, Batman, Bursa, Sanliurfa, Konya et Mersin. Ils ont pour objectif de faciliter l'accès aux services de soins pour les femmes et enfants affectés par la guerre, leur adaptation à la vie sociale, ainsi que les aider à acquérir de nouvelles compétences.

 

AA



SUR LE MEME SUJET