Turquie: Le souvenir d'un massacre du PKK toujours à vif, 22 ans après

Le 23 février 1995, les terroristes avaient tué sept personnes, dont une femme et trois enfants, dans une attaque contre un village du sud-est

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Turquie: Le souvenir d'un massacre du PKK toujours à vif, 22 ans après

La douleur du massacre de sept personnes par l'organisation terroriste PKK dans le sud-est de la Turquie, perdure depuis 22 ans.

Le PKK avait attaqué le village de Kocakuyu relevant du district de Omerli (province de Mardin), il y a 22 ans, durant le mois de ramadan.

Le président de la Fédération turque des Gardiens de Village et des Familles des Martyrs,Orhan Kandemir et des villageois, se sont recueillis sur les tombes des victimes.

L'un des témoins, Hamit Genc, âgé de 58 ans, gardien de village à la retraite, a rappelé qu'une quarantaine de terroristes avaient attaqué le village durant le Ramadan, tuant trois de ses confrères, une femme et trois enfants.

Il a aussi rappelé que les dépouilles des victimes avaient été brûlées par les terroristes.

«Le village a été attaqué le 23 février 1995, après la rupture du jeûne, a-t-il précisé. Les terroristes ont perquisitionné le domicile du gardien de village, Mahmut Tuz et ont tué son nourrisson. Ses intestins sortaient de sa bouche... Ils ont aussi tué puis brûlé le gardien, sa femme, ses deux filles dont l'une était enceinte, et son troisième enfant. Quelle faute avaient commise ces femmes?»

Genc a insisté que l'organisation terroriste PKK ne tient compte d'aucune valeur humaine, et que la lutte continuera.

Mahmut Genc, un autre gardien de village âgé de 62 ans, a noté qu'il poursuit sa fonction de manière bénévole bien qu'il soit à la retraite.

«Le 23 février 1995, les terroristes ont été repoussés suite aux accrochages, avant qu'ils ne puissent atteindre leur objectif, a-t-il affirmé. Mais nous avons sept martyrs. Les terroristes les ont tous brûlés après les avoir tués. Les habitants de l'Est et du Sud-est ne permettent pas le terrorisme grâce à leur foi. Ces terroristes sont tous des instruments des puissances étrangères.»

Genc a souligné qu'ils s'attendent à ce que l'État renforce le système de garde de village pour une participation plus active à la lutte antiterroriste.

Pour sa part, Orhan Kandemir a condamné l'attaque, assurant que les gardiens de village poursuivront la lutte en appuyant les Forces armées.

AA



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