"Les politiques français doivent se demander pourquoi un élu français a préféré vivre en Turquie"

Ghazli: "Au lieu de caricaturer, calomnier, insulter, mépriser la Turquie, médias et politiques français devraient plutôt se poser la question pourquoi un élu français a préféré tout laisser pour aller vivre en Turquie"

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"Les politiques français doivent se demander pourquoi un élu français a préféré vivre en Turquie"

"Au lieu de caricaturer, calomnier, insulter, mépriser la Turquie, médias et politiques français devraient plutôt se poser la question pourquoi un élu français a préféré tout laisser pour aller vivre en Turquie. J'aime Aubagne ma ville natale, riche d'histoire et de culture, j'aime ma Provence, j'ai eu une enfance dans une famille modeste mais quel bonheur d'avoir grandi dans cette région qui a fait de moi, un militant régionaliste. J'ai été heureux de porter les couleurs de la France en étant en équipe de France de judo, de jujitsu, de sumo, la première fois que j'ai eu mon premier survêtement de l'équipe de France, je n'ai pas pu m'empêcher de dormir avec. A 19 ans j'ai commencé mon engagement politique derrière Chirac, ce grand président qui voulait une France en grand et rassemblé. Après avoir été délégué départemental au RPR, candidat à la présidence de l'UMP, secrétaire national et conseiller du président, Maire adjoint de ma commune et aujourd'hui conseiller municipal, j'ai donné 20 ans de ma vie en politique pour la France, mais pour quel résultat ? Un pays où médias sont défiés et détestés, les politiques décrédibilisés, l'abstention massive, l'extrême droite premier parti, les Français réduis à choisir le moins pire et plongés dans la nostalgie faute d'avoir l'illusion qu'un politique qui puisse proposer un avenir meilleur. On voit les politiques se déchirer pour le pouvoir mais pas pour servir la France mais au service de leur ambition à collectionner les mandats et fonctions. Pour cela de la gauche à la droite, ils ont trouvé leur souffre-douleur pour faire diversion sur les questions économiques, c'est les femmes voilées, les barbus, les mosquées, les maillots de bain, les repas sans porc dans les cantines scolaires qui sont le menu au quotidien des médias et politiques. Les hypocrites sont malins, ils se réfugient derrière une pseudo-question identitaire et de la laïcité dans toutes les sauces, c'est devenu un tronc commun. J'ai choisi la Turquie alors que j'ai fait le tour du monde et que j'ai les moyens de vivre où je veux, c'est un grand pays, une histoire riche et un pays qui a additionné les différences, le seul pays au monde où l'on retrouve le mélange entre Orient et Occident, multi-ethniques, multi-religions mais qui forme un seul peuple, comme il nous a fait la démonstration le 15 juillet. Le président Erdogan a permis au peuple de croire en la politique et d'être optimiste et ne pas céder à la peur du terrorisme, il a triplé les salaires, construit des écoles, hôpitaux, aéroports, ponts, tunnels, routes, crée 3 millions d'emplois dans l’industrie notamment automobile. Il a donné une feuille de route à son peuple avec des échéances à 10, 30...50 ans et chaque étape le peuple voit le progrès et le changement. Que ce soit pour les ouvriers, les patrons, fonctionnaires, retraités chacun a pu voir son quotidien s'améliorer grâce à une politique équitable. C'est pour cela qu'il a pu être généreux dans politique humanitaire dans le monde et recevoir 3 millions de réfugiés que l'Europe ne veut pas mais toujours prompt à faire la morale et pire accueille des terroristes sous prétexte qu'ils n'ont pas tué des Européens. Une poignée de réfugiés en France et c'est la panique générale, comment demander aux Français d'être généreux quand ils sont mal logés et ne finissent pas la fin du mois parfois avec deux salaires dans la famille. Notre classe politique et médiatique accusent Erdogan de vouloir islamiser la Turquie, c'est bien la preuve que leur haine de l’islam dépasse même les frontières de la France car je ne les ai jamais vu critiquer les USA où les élus prononcent Dieu et les évangiles régulièrement et que même des pasteurs sont sénateurs ou gouverneurs alors qu'en Turquie aucun imam est élu. Je suis donc heureux pour ma famille de vivre en Turquie où il n'y a pas de ghetto de riche et de pauvre, que les Turcs ont le sens de l'hospitalité, que mes enfants vont pouvoir grandir dans un pays où ils ne seront pas obligés de s'excuser de ne pas manger du porc et la chance d'avoir un pays qui offre des perspectives pour l'avenir et pas du chômage.

Mourad Ghazli

Conseiller municipal ville de Thiasi



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