Mehmet Gormez : "L’humanité toute entière doit faire front pour mettre fin aux activités de Daesh"

Pour le président de la Direction turque des Affaires Religieuses (Diyanet), le Professeur Mehmet Gormez, les Musulmans et le monde islamique doivent redoubler d’efforts pour lutter contre Daesh et les causes qui permettent son existence

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Mehmet Gormez : "L’humanité toute entière doit faire front pour mettre fin aux activités de Daesh"

Le président de la Direction turque des Affaires Religieuses (Diyanet), le Professeur Mehmet Gormez, appelle l’humanité toute entière à faire front pour mettre fin aux activités de l’organisation terroriste Daesh.

Le Professeur Gormez a réagi, au micro de l’Agence Anadolu, aux attentats qui ont frappé l’Arabie Saoudite il y a quelques jours.

«Je le répète une nouvelle fois, c’est le cri du cœur de tous les Musulmans de la planète : dans notre croyance, il est quasiment interdit de toucher (faire du mal) à un insecte à la Mecque ou à Médine. Que le terrorisme puisse aujourd’hui frapper dans ces lieux saints nous anéantit», a-t-il dit.

«Mais cette situation n’est pas un problème qui ne concerne que les Musulmans, Les puissances mondiales ont un degré de responsabilité dans le fait que la région soit devenue un terrain de combats. Pour cette raison, l’humanité toute entière, en mettant de côté ses divergences, doit s’unir pour se débarrasser des actions de ce réseau meurtrier», a-t-il déclaré.

Pour Gormez, les musulmans et les pays musulmans doivent redoubler d’efforts pour lutter contre Daesh et les causes qui permettent son existence.

«Depuis l’apparition de l’organisation terroriste, nous avons appelé nos frères musulmans à agir ensemble contre elle. Daesh met en danger l’existence de l’Islam et sème la peur et la haine à travers le monde. Je suis convaincu que, l’immense majorité des Musulmans est consciente de la vraie nature de cette organisation et qu’elle va œuvrer pour la faire disparaître», a-t-il expliqué.

Selon Gormez, l’une des plus grandes difficultés du monde musulman aujourd’hui vient du fait que les savants musulmans ont perdu leur statut de «juges» qui agissent pour mettre fin aux désaccords et aux conflits entre musulmans, ajoutant même qu’aujourd’hui, le désaccord est entre les savants musulmans.

«Les savants musulmans ont désormais l’obligation de mettre de côté leurs désaccords sur des sujets moins importants et de se concentrer pour trouver des solutions aux réalités qui mettent en péril la communauté islamique», a-t-il conclu.

AA



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