Levée de l'immunité parlementaire discutée

La levée de l'immunité parlementaire de certains députés occupe la classe politique en Turquie, depuis que ceux-ci, notamment des membres du HDP, ont assité aux funérailles des kamikazes

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Levée de l'immunité parlementaire discutée


Des dirigeants du Parti pour la Justice et le Développement (AK Parti, au pouvoir, Turquie) ont rencontré leurs homologues du Parti républicain du peuple (CHP, opposition), pour discuter de la levée de l'immunité parlementaire de certains députés.

Les vice-présidents du groupe parlementaire de l'AK Parti, Naci Bostanci, et Ayhan Sefer Üstün se sont entretenus avec le vice-président du groupe du CHP, Levent Gök, vendredi au bureau de celui-ci au siège du Parlement, à Ankara.

L'entretien a duré environ une demi-heure, à l'issue duquel Gök s'est exprimé aux journalistes. Il a donné des détails sur la proposition faite par Bostanci et Üstün.

"La proposition consiste en une modification provisoire de la Constitution en vue de supprimer le deuxième paragraphe de l'article 83 de la Constitution, qui porte sur l'immunité parlementaire, a fait savoir Levent Gök. Donc, une fois l'amendement fait et entré en vigueur, les dossiers de demande de levée de l'immunité seront transférés aux autorités judiciaires concernées."

Levent Gök a annoncé l'éventualité d'un nouveau rendez-vous avec les responsables de l'AK Parti en début de la semaine prochaine, pour exprimer leur propre opinion.

Un débat sur la levée de l'immunité parlementaire occupe la classe politique turque, après que certains députés et membres du HDP ont ouvertement soutenu l'organisation terroriste PKK. Des représentants locaux du parti s'étaient rendus à une cérémonie funéraire d'un terroriste, à l'est du pays.

L'AK Parti a proposé, aux groupes parlementaires des autres partis, un amendement de la Constitution portant sur l'article selon lequel "un député qui aurait commis un crime avant ou après les élections, ne peut pas être mis en garde à vue, interrogé, emprisonné ou jugé sans une décision parlementaire".

L'amendement consiste donc à ajouter un article supplémentaire annulant cette clause. Si l'amendement est adopté et appliqué, les mémorandums concernant les députés en question seront transférés sous quinze jours aux autorités judiciaires. AA (Photo : AA)



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