La Turquie prône l'usage pacifiste du nucléaire

La Turquie soutient la poursuite des négociations sur le programme nucléaire iranien et s'exprime de nouveau à l'encontre de toute arme nucléaire dans la région

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La Turquie prône l'usage pacifiste du nucléaire

Le chef de la diplomatie Mevlüt Cavusoglu s'est rendu à Téhéran, capitale d'Iran.

Au terme de son entretien avec son homologue iranien Jawad Zarif, Cavusoglu a évalué les entretiens de l'Iran avec les 5+1 qui se poursuivent à Genève au sujet du programme nucléaire de l'Iran.

Cavusoglu a exprimé le soutien de la Turquie à la poursuite des négociations, tout en précisant que leurs souhaits étaient que ces négociations aboutissent à une formule obtenue par des voies pacifistes. "Tous les pays ont le droit d'utiliser l'énergie nucléaire à des fins pacifistes. Mais notre position est claire concernant les armes nucléaires. Nous sommes d'avis qu'aucun pays de notre région ne doit posséder d'armes nucléaires" a-t-il ajouté.

Lors de la conférence de presse, le ministre iranien a fait savoir que le président turc Recep Tayyip Erdogan effectuera une visite en Iran au mois de janvier.

Entre-temps, les négociations se poursuivent à Genève. Les délégations présidées par les vice-ministres des Affaires étrangères de l'Iran, Abbas Arakci et la vice-secrétaire d'Etat américaine par intérim Wendy Sherman, ont réalisé des entretiens bilatéraux lundi et mardi. Mais aucune déclaration n'a été faite concernant ces réunions.

Lors du dernier tour des négociations, réalisé à Vienne entre l'Iran et les 5 membres permanents du Conseil de sécurité des Nations-Unies (Etats-Unis, Russie, Chine, France et Angleterre) + l'Allemagne, aucun accord n'avait pu être établi et la date butoire pour arriver à un accord avait été repoussée jusqu'au 1er juillet 2015.

Les parties n'avaient pas réussi à s'entendre sur le niveau d'enrichissement de l'uranium, le nombre de centrifuges, le devenir des réacteurs hydrauliques et la levée des sanctions.

Le président de l'Agence iranienne de l'énergie atomique, Ali Aqbar Salehi, avait annoncé que l'Iran n'activerait pas les 9.000 centrifuges tant que les négociations se poursuivaient.

 


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