CAN 2017/ Tunisie-Algérie: A Tunis, l’optimisme l'emporte malgré un début trébuchant

« En alignant un onze homogène, avec de la cohésion et en nous montrant efficaces dans les trente derniers mètres, nous saurons remporter notre match », ancien international tunisien

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CAN 2017/ Tunisie-Algérie: A Tunis, l’optimisme l'emporte malgré un début trébuchant

La sélection tunisienne a mal entamé l'aventure continentale en concédant la défaite en match d'ouverture contre le Sénégal sur le score de deux buts à zéro. Pourtant, les Tunisiens ne désespèrent pas et l’espoir d’une qualification, à l’arraché, au 2e tour de la CAN 2017 n’a pas encore volé en éclats. 

L’optimisme des professionnels du ballon rond et de certains supporters interrogés par le correspondant d’Anadolu en témoignent. 

« Nous avons surestimé le Sénégal, notamment durant la première mi-temps », a déclaré Ali Selmi, ancien adjoint du sélectionneur national Henry Kaspersczack, lors de son premier passage à la tête de l'équipe de Tunisie de 1994 à 1998. 

Pour le technicien tunisien, le groupe actuel est beaucoup mieux garni en individualités : « Si je compare l'équipe actuelle par rapport à celle de 1996, finaliste face au pays organisateur l'Afrique du Sud, je dirais que l'effectif qu'Henry Kasperczak a sous la main lors de cette CAN qui a lieu au Gabon est bien garni en terme d'individualités. Mais comme je vous l'ai dit au départ, nous avons surestimé notre premier adversaire : le Sénégal. La preuve en est, nous avons sorti une très bonne deuxième mi-temps, car nous avons cru en nous-mêmes ». 

Et Selmi de poursuivre : « Je pense qu'en alignant le onze qui a disputé la deuxième période du jeu face au Sénégal, notre prestation sera meilleure. Il faut juste assurer la couverture quand le latéral gauche Ali Maâloul effectue ses montées, car sur le couloir de prédilection de Riadh Mehrez, un joueur qui peut se montrer dangereux à l'approche de la zone de réparation tunisienne. Avec de la grinta (combativité, ndlr), nous saurons remporter notre match face à l'Algérie. Par ailleurs, avec une bonne gestion d'effectif, l'équipe de Tunisie ira loin dans cette CAN », a auguré Ali Selmi. 


* Difficile, mais pas impossible 

Même son de cloche du côté de l'ancienne gloire du football tunisien, Haythem Abid : « Oui, ce sera un match difficile. C'est un derby maghrébin qui se refuse à tout pronostic. En dépit de la défaite devant le Sénégal, je pense que notre onze national a le potentiel pour battre l'Algérie. Contre les Sénégalais, nous étions bons, mais inefficaces. Msakni, Khénissi, Khazri et Akaichi à deux reprises, ont eu l'occasion de scorer, mais la dernière touche leur a fait terriblement défaut ». 

Gardant espoir, Abid enchaîne : « J'ai regardé les premiers matches de cette CAN. Je peux vous dire que toutes les équipes ont presque le même niveau. Il n'y a pas une sélection qui émerge du lot. En alignant un onze homogène, avec de la cohésion et en nous montrant efficaces dans les trente derniers mètres, nous saurons remporter notre match ». 

"Nous devons gagner" 

Fervent supporter des Aigles de Carthage, Mohamed Sassi, commerçant, estime aussi que l'équipe de Tunisie a tous les moyens de battre l'Algérie : « Nous n'avons qu'une seule alternative : battre l'Algérie. Les observateurs et les analystes français sur Bein Sports ont été tous anonymes : l'équipe de Tunisie a un beau potentiel. Comme l'Algérie est privée des services de Soudani et de son gardien Raïs M'Bolhi, je pense qu'elle est suffisamment affaiblie pour que nous puissions la battre. Historiquement, nous étions toujours les meilleurs contre l'Algérie. Il n'y a pas de raison que ça change cette après-midi ». 

A Tunis, l’optimisme l'emporte, au demeurant, à quelques heures du derby maghrébin. Ali Maâloul et ses camarades sauront-ils être à la hauteur des attentes ? Attendons voir! 

Faisant partie du groupe B avec le Sénégal, le Zimbabwe et l’Algérie, les Aigles de Carthage affronteront les Fennecs algériens 16h.00 à Franceville. 

AA



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