Etats-Unis: Mohammed Bzeek, "l’ange gardien" des orphelins atteints de maladies incurables

"Depuis 1989, je me suis occupé de près de 80 enfants chez moi", a déclaré Mohammed Bzeek, un homme vivant à Los Angeles et qui adopte des enfants abandonnés ou orphelins atteints de maladies mortelles.

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Etats-Unis: Mohammed Bzeek, "l’ange gardien" des orphelins atteints de maladies incurables

Mohammed Bzeek, un homme doté d’une bonté exemplaire, adopte des enfants abandonnés ou orphelins atteints de maladies incurables.

En 1978, Bzeek a quitté la Libye pour s'installer aux Etats-Unis et y réaliser ses études afin de devenir ingénieur en électronique.

Depuis qu’il a rencontré la femme de sa vie, il s’occupe d’enfants qu’il adopte et leur offre l’affection d’un père.

Présenté comme un "super héros" par les Américains, la vie de Bzeek sera prochainement reprise dans un documentaire tourné par le réalisateur turc, Ensar Altay.

Lors d’un entretien accordé à l’agence Anadolu (AA), Bzeek indique avoir rencontré sa femme en 1989 et affirme avoir pris connaissance du concept de "famille d’accueil" à ce moment là, notant qu’il s’agissait pour eux "d’une tradition familiale".

Bzeek a déclaré qu’en 1991, il a dû faire face au premier décès de l’un des enfants qu’il avait adopté, "je n’ai cessé de verser des larmes durant trois jours", a-t-il partagé.

"Lorsque j’adopte des enfants, je ne m’intéresse pas à leur pays d’origine, leur couleur ou leur religion. Je leur apporte seulement ce dont ils ont besoin en tant qu’être humain. Quand je les adopte, je me sens plus comme leur vrai père que leur père d’accueil", a-t-il confié.

"En 1995, nous avons décidé avec ma femme de prendre sous notre protection les enfants ayant des maladies mortelles, abandonnés, non-désirés ou les enfants sous protection pour des raisons de maltraitance. Dans toute la zone de Los Angeles, la seule maison qui abrite sous son toit les enfants atteints de maladie mortelle ou abandonnés, c’est la mienne. Depuis 1989, je me suis occupé de près de 80 enfants chez moi, dix d’entres eux sont morts", a-t-il relaté.

Bzeek, ému, explique que de nombreux américains ont été touchés par son histoire.

"Ils m’ont dit que mon histoire a - rebâti en eux la confiance qu’ils avaient perdu en l’humanité -. Mon histoire a changé positivement la perception qu’ils avaient envers les musulmans américains", a-t-il indiqué.

"L’Islam ne change pas, ceux sont les personnes qui changent. En tant que musulman, nous devons distinguer l’Islam des musulmans. L’Islam reste et restera la même, depuis notre prophète (Mohammed) jusqu’au jour du jugement, mais les musulmans changent et changeront", a-t-il poursuivi.

Pour conclure, Bzeek a déclaré : "Les non-musulmans voient seulement nos comportements. Par exemple, lorsque nous faisons de mauvaises choses, nous les poussons à se faire de fausses idées concernant l’Islam. Il est de notre responsabilité de changer cette perception et de montrer ce qu’est vraiment l’Islam. L’Islam n’est pas une religion qui ordonne de tuer et de détruire, c’est une religion de patience et d’amour".AA



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