Les ouvriers victimes des robots, pas du commerce

Aujourd'hui, une multitude de nouveaux emplois sont menacés par l'intelligence artificielle, des nouveaux outils de gestion, ou les imprimantes 3D

651788
Les ouvriers victimes des robots, pas du commerce

Donald Trump s’est vanté d’avoir arrêté les projets de relocalisation au Mexique de plusieurs entreprises américaines, dont Ford. Mais les principaux bénéficiaires de ce mouvement restent silencieux: ce sont les robots industriels.

Le commerce international, ainsi que des pays comme la Chine ou le Mexique sont souvent montrés du doigt pour les fermetures d'usines dans les pays riches, alors que les véritables responsables, tapis au coeur des complexes chaînes d'assemblage de l'économie mondialisée, sont plus difficiles à cibler et à combattre. 

Depuis que l'emploi industriel a atteint son plus haut niveau aux Etats-Unis à la fin des années 1970, "95% des pertes d'emplois sont dus à des gains de productivité, dont l'automatisation et les technologies de l'information, et non au commerce", selon Michael Hicks, du Centre de recherches sur l'économie et les affaires de l'Université Ball State dans l'Indiana.

Cet Etat américain fait partie des bastions industriels où Donald Trump a triomphé en novembre. Le futur président a menacé de droits de douane dissuasifs aux sociétés qui délocalisent tout en promettant de devenir "le plus grand producteur d'emplois que Dieu a jamais créé".

L'économie américaine n'a pourtant jamais produit autant de biens manufacturés, tout en employant dans ses usines 7,3 millions d'ouvriers de moins qu'en 1979.

A partir des années 1960, des machines ont commencé à peindre, à découper, à souder et à assembler.

Aujourd'hui, une multitude de nouveaux emplois sont menacés par l'intelligence artificielle, des nouveaux outils de gestion, ou les imprimantes 3D.AFP



SUR LE MEME SUJET