La Palestine fustige les déclarations américaines relatives au "remplacement" d’Abbas

La présidence palestinienne s'est indignée, jeudi, des déclarations de l'ambassadeur américain en Israël, David Friedman, qui a affirmé que son pays envisageait de remplacer le président Mahmoud Abbas par Mohammed Dahlan

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La Palestine fustige les déclarations américaines relatives au "remplacement" d’Abbas

 

La présidence palestinienne s'est indignée, jeudi, des déclarations de l'ambassadeur américain en Israël, David Friedman, qui a affirmé que son pays envisageait de remplacer le président Mahmoud Abbas par Mohammed Dahlan, ancien chef de file du mouvement "Fatah".

Le porte-parole officiel de la présidence palestinienne, Nabil Abu Rudeineh, a déclaré dans un communiqué diffusé par l'agence de presse palestinienne officielle, Wafa, que "la politique des menaces, des pressions constantes et des tentatives de chantage à l'encontre du président et des dirigeants (palestiniens) est condamnée à l'échec".

Il a souligné que seul le peuple palestinien décide du choix de ses dirigeants sur des bases démocratiques, et non par des menaces et des intimidations.

Et d'ajouter : "Les campagnes suspectes et les conspirations visant à affaiblir notre cause nationale, ainsi que les attaques contre les symboles de notre peuple sont sans intérêt, car c'est notre peuple qui établira sa carte et choisira ses dirigeants".

"La paix ne se fera pas à n'importe quel prix, de même que la normalisation et l'annexion (par Israël de terres en Cisjordanie) sont catégoriquement refusées", a-t-il poursuivi.

"La détermination du président Abbas face à la politique de la capitulation, et son attachement aux constantes nationales, tout particulièrement en ce qui concerne Jérusalem, est ce qui détermine l'avenir de la Palestine et ce qui façonnera la région", a déclaré le porte-parole de la présidence palestinienne.

Friedman a accordé, jeudi, un entretien au quotidien "Israel Hayom", proche du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

En réponse à une question sur la possibilité que les États-Unis étudient la possibilité de faire appel à Dahlan, qui réside aux Émirats arabes unis, pour diriger le nouveau gouvernement palestinien, Friedman a répondu : "Nous y réfléchissons, mais nous n'avons aucune envie de modeler la direction palestinienne".

Le journal a souligné que d'après certaines hypothèses, les États-Unis d'Amérique seraient susceptibles de soutenir Dahlan "pour écarter Abbas".

 

AA



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