Déflagration à Beyrouth : le bilan s’alourdit à au moins 100 morts

Le bilan de la déflagration survenue à Beyrouth s’est alourdi à au moins 100 morts et plus de 4.000 blessés

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Déflagration à Beyrouth : le bilan s’alourdit à au moins 100 morts

 

Le bilan de la déflagration survenue à Beyrouth s’est alourdi à au moins 100 morts et plus de 4.000 blessés.

Selon l’agence de presse officielle libanaise, un incendie s’est produit dans l’entrepôt 12 du port de Beyrouth, qui contenait des explosifs.

L’incendie a été suivi d’une forte explosion qui a retenti jusque dans les banlieues de la capitale libanaise.

Le domicile de l’ex-Premier ministre Saad Hariri, le siège du gouvernement, de nombreux bâtiments et les rues ont été fortement endommagés par la déflagration. Des personnes sont toujours bloquées sous les décombres d’un bâtiment de trois étages qui s’est effondré après l’explosion.

Le directeur général de la Sûreté a déclaré que l’explosion provient d’un entrepôt contenant des exposifs saisis auparavant.

Le président Michel Aoun a déclaré que 2.750 tonnes de nitrate d'ammonium étaient stockées dans le port depuis six ans sans mesure particulière de sécurité, une situation qu'il a jugée "inacceptable".

Un deuil national a été décrété mercredi au Liban.

“Nous demanderons des comptes aux responsables de cette catastrophe”, a déclaré le Premier ministre libanais Hassan Diyab.

Le Conseil libanais de Défense a décrété Beyrouth ville sinistrée en état d'urgence pour les 2 prochaines semaines.

Par ailleurs, des responsables israéliens sous le couvert de l’anonymat ont avancé que Tel Aviv n’avait aucun lien avec la déflagration survenue dans la capitale libanaise.

Les responsables en question ont déclaré, à la presse locale, qu’ils rejettent tout lien d’Israël avec l’explosion qui peut être accidentelle.

Les dégâts causés par l'explosion à Beyrouth sont évalués entre 3 et 5 milliards de dollars, selon une estimation préliminaire, a fait savoir le gouverneur de Beyrouth, Marwan Abboud.

Dans une déclaration accordée aux médias, Abboud a indiqué, mercredi, que “Beyrouth est devenue une ville sinistrée, dont la moitié du territoire est détruite, où des centaines de milliers d'habitants ne pourront plus rentrer chez eux avant deux ou trois mois”.

Cette explosion survient au moment où plusieurs milieux arabes et internationaux attendent le jugement du Tribunal international spécial sur le Liban, prévu le 7 août courant, dans l’affaire de l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafik Hariri dans l’explosion d’une voiture piégée qui a ciblé son convoi en date du 14 février 2005 dans le centre de Beyrouth.

 

 



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