La société civile musulmane lance un appel à la solidarité pour Jérusalem et Al-Aqsa

Un grand nombre d'associations et d'institutions civiles musulmanes ont lancé jeudi un appel à la solidarité pour libérer Jérusalem (Al Quds) et la Mosquée Al-Aqsa de l'occupation

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La société civile musulmane lance un appel à la solidarité pour Jérusalem et Al-Aqsa

 

Un grand nombre d'associations et d'institutions civiles musulmanes ont lancé jeudi un appel à la solidarité pour libérer Jérusalem (Al Quds) et la Mosquée Al-Aqsa de l'occupation, ainsi qu'à soutenir la résistance de la communauté musulmane de Jérusalem, afin de rétablir la liberté de foi et de culte dans la ville sainte.

Selon un communiqué de la Plateforme de la Société Civile d'Ankara (Ankara Sivil Toplum Platformu, ASTP) publié la veille de l'Aïd Al-Adha, "au nom des institutions civiles qui constituent les plates-formes de la société civile dans le monde islamique", un grand nombre d'organismes civils du monde musulman lancent "un appel à la nation et à toute l'humanité pour la plus importante des questions prioritaires, Jérusalem (Al Quds) et le sanctuaire de la Oumma, la mosquée bénie Al-Aqsa, pour une grande conférence qui se tiendra le jour béni d'Arafat", soit la veille de fête religieuse.

Le message commun intitulé, "Appel de Jérusalem (Al Quds) le jour d’Arafat de l’année 1441 (2020)", s'adresse aux Musulmans du monde entier, mais également à l'Humanité dans son ensemble. Il souligne l'importance "d’entreprendre tous les efforts possibles et de s'efforcer consciemment de libérer Jérusalem et la mosquée Al-Aqsa de l'occupation qui lui est imposée" par l'État d'Israël, dont le nom n'est pourtant pas directement cité dans le document.

Invitant à "créer des succursales de Jérusalem" dans le monde entier à travers une coopération des organisations non gouvernementales (ONG), le communiqué souligne l'importance de "sauver le sanctuaire de l’Oumma, la mosquée Al-Aqsa, de l'occupation et de soutenir la résistance des musulmans à Jérusalem".

Encourageant l'Organisation de la coopération islamique (OCI), "fondée pour la liberté de Jérusalem et de la mosquée Al-Aqsa", à poursuivre ses initiatives "pour protéger les monuments sacrés qui se trouvent" dans la ville sainte, l' "Appel de Jérusalem" invite également les institutions internationales telles que l'Organisation des nations Unies (ONU) à "s’acquitter de leurs obligations, et imposer des sanctions contre les politiques de l'occupation", c’est-à-dire d'Israël et de ses soutiens.

L'appel conjoint accuse les autorités israéliennes, sans les nommer, d'avoir "systématiquement refusé d’obtempérer et [de] détrui[re] le patrimoine religieux, culturel et historique" de Jérusalem.

"Toute l'humanité doit conjointement refuser toutes sortes d'incidents violents qui s’opposent à la liberté de croyance, [et] défendre les droits des groupes religieux sans faire de distinction", déclare le communiqué qui annonce une série d'événements visant à "renforcer la sensibilisation mondiale concernant Jérusalem".

Les institutions civiles auteures de ce message commun, annoncent notamment "l’événement intitulé "Semaine d’ascension (Miraj) et de Jérusalem" qui sera organisé pendant une semaine [en mars 2021, NDLR] à l'occasion de l'anniversaire de l’Isra et Miraj", soit le voyage miraculeux du Prophète de La Mecque à Jérusalem.

Depuis 2003, la mosquée Al-Aqsa est fréquemment prise d'assaut par des centaines de colons israéliens, souvent accompagnés des membres de la police d’occupation israélienne.

Alors que le Département des dotations islamiques, chargé de gérer les affaires de la mosquée, exige la fin de ce genre de pratique, les autorités d’occupation font la sourde oreille.

Le 6 décembre 2017, alors que Jérusalem-Est est considérée comme un territoire occupé en vertu du droit international, le président des États-Unis d'Amérique, Donald Trump a annoncé la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël, et a décidé d’y transférer l'ambassade de son pays en Israël, une décision officialisée le 18 mai 2018, coïncidant avec l'anniversaire de la célébration par Israël de son indépendance, provoquant la colère, notamment du monde musulman.

Le rival de Trump à l'élection présidentielle en novembre prochain, le candidat du Parti Démocrate, Joe Biden a annoncé qu'il ne reviendrait pas sur cette décision inique, s'il était élu président.

Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu a annoncé en juin dernier, que son gouvernement annexerait officiellement la vallée du Jourdain et toutes les colonies israéliennes de Cisjordanie, provoquant de vives réactions au sein de la communauté internationale.

 

AA



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