Cavusoglu : Personne, à l'exception du peuple syrien, n'a droit à la richesse de la Syrie

Cavusoglu: "Ils (les Américains) admettent ouvertement qu'ils sont là essentiellement pour les réserves de pétrole ".

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Cavusoglu : Personne, à l'exception du peuple syrien, n'a droit à la richesse de la Syrie

 

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Çavuşoğlu, a déclaré samedi que "personne n'a aucun droit sur la richesse de la Syrie à l'exception de son peuple".

C’est ce qui ressort d'une conférence de presse conjointe avec le secrétaire général de l'Organisation de coopération économique Hadi​ Soleimanpour, à la suite de la 24e réunion ministérielle de l'organisation, qui s'est tenue à Antalya, dans le sud de la Turquie.

Concernant les déclarations du département américain de la Défense sur les "Forces démocratiques syriennes (FDS)", dont l'organisation est la "colonne vertébrale" du "YPG / PKK", et qui profitent des revenus des gisements de pétrole contrôlés par Washington en Syrie, Cavusoglu a déclaré qu'Ankara suit de près ces déclarations.

Il a ajouté: "Ils (les Américains) admettent ouvertement qu'ils sont là essentiellement pour les réserves de pétrole ".

Et de renchérir : "Nous parlons d'un pays qui ne cache pas sa présence là-bas pour mettre la main sur la richesse pétrolière, et nous voyons son soutien aux organisations terroristes telles que YPG et PKK, à travers les revenus pétroliers qu’ils obtiennent."

Çavuşoğlu a noté que le YPG / PKK fait de la contrebande de pétrole, comme cela avait été fait auparavant par l'organisation terroriste Daech.

"Personne n'a le droit d'accéder à la richesse de la Syrie. Nous avons lancé l’opération Source de Paix afin de nettoyer la région des terroristes et non, comme le reconnaissent les États-Unis, afin de s’approprier les richesses de la Syrie.

Le ministre turc a souligné que son pays continuerait à travailler afin de parvenir à la stabilité dans la région.

Il a souligné que les déclarations des États-Unis, faites à des dizaines de milliers de kilomètres de distance, selon lesquelles ils géreraient les réserves de pétrole en Syrie, sont "contraires au droit international".

"Nous nous y opposons. Les champs de pétrole appartiennent au peuple syrien et devraient être exploités exclusivement à son profit ", a-t-il conclu.

 

AA



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