Rohani: "Téhéran augmentera le taux d'uranium enrichi à partir du 7 juillet"

Cette augmentation sera réalisée si les États européens signataires de l’accord nucléaire ne respectent par leurs engagements contenus dans cet accord, a ajouté le président iranien

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Rohani: "Téhéran augmentera le taux d'uranium enrichi à partir du 7 juillet"

L’Iran augmentera le taux d’uranium enrichi sans restrictions, à partir du 7 juillet, si les États européens signataires de l’accord sur le nucléaire iranien ne respectent par leurs engagements contenus dans cet accord, a déclaré le président iranien, Hassan Rohani.

Les propos de Rohani interviennent sur fond de tensions accrues entre l’Iran et les États-Unis des suites du retrait américain de l’accord sur le nucléaire iranien depuis plus d’un an.

Le président iranien a affirmé au cours d’une réunion gouvernementale mercredi que le taux d’uranium enrichi produit par l’Iran dépassera les 3,67% fixés par l’accord en question.

Rohani a ainsi recommandé aux États-Unis et aux pays européens signataires de l’accord d’être raisonnables et de reprendre les négociations.

Il a ajouté en d’adressant aux parties, européenne et américaine: "Respectez le Droit international et les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies (ONU), dans ce cas, nous nous soumettrons aux dispositions de l’accord."

L’Agence Internationale de l’Énergie Atomique a assuré lundi que Téhéran a dépassé le seuil des 300 kilogrammes d’uranium enrichi (3,67%) fixé par l’accord sur le nucléaire iranien.

Le porte-parole de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, Behrouz Kamalvandi avait indiqué au mois de juin, que Téhéran augmentera ses réserves en uranium enrichi, dans un délai de 10 jours, si les pays européens ne se prononcent pas quant au maintien de l’accord sur le nucléaire iranien.

La tension s’est accentuée entre Washington et des pays du Golfe, d’une part, et l’Iran, d’autre part, et ce, depuis le désengagement partiel de Téhéran de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien.

L’Iran avait pris cette décision, en mai dernier, un an après le retrait de Washington de l’accord et les mise en place de nouvelles sanctions visant à l’obliger à renégocier des dispositions de l'accord de Vienne.AA



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