Syrie: Les maux des Syriens soignés dans un hôpital turc à Jarablus

L’hôpital turc bâti sur les décombres d'une école abandonnée, est devenu un centre de traitement pour les Syriens à Alep

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Syrie: Les maux des Syriens soignés dans un hôpital turc à Jarablus

L’hôpital turc bâti sur les décombres d'une école abandonnée, est devenu un centre de traitement pour les Syriens à Alep.

À Jarablus, qui a été libéré de Daesh par les forces de l'opposition syrienne soutenues par la Turquie, l'hôpital a traité des milliers de personnes depuis son ouverture, après l'Opération Bouclier de l'Euphrate qui a ouvert la voie à la reconstruction de régions relativement sûres dans ce pays déchiré par la guerre. 

L'hôpital est l'un des rares établissements de santé à fonctionner pleinement dans le nord du pays, qui a été dévasté par la guerre civile qui a duré six ans. Il fournit un traitement aux habitants de Jarablus et aux habitants des villes voisines libérées de Daesh. 

Les patients sont pris en charge par un personnel médical turc et syrien administré par le médecin en chef Yasin Şahin. 

S'adressant à Anadolu, Şahin a indiqué que le ministère turc de la Santé, le Croissant-Rouge turc et le gouvernorat de Gaziantep - une province turque située près de Jarablus - ont coopéré à la restauration et à la conversion du bâtiment. 

"Notre objectif est de fournir des services de santé absents depuis longtemps dans la région", a déclaré Şahin. "Actuellement, l'hôpital dispose d'une capacité de 70 lits et de 3 blocs opératoires. Nous assurons des services dans 14 branches différentes", a expliqué le médecin en chef. 

Şahin a également souligné que la Turquie procure des services intensifs de soins à Jarablus ajoutant que "l'hôpital traite environ 1 800 personnes par jour". 

- « Je remercie énormément la Turquie » 

Şahin explique qu'ils mettent en œuvre tout leur possible pour assurer les meilleurs des soins et ce par le biais de nombreux services, moyens et nouvelles technologie.

Soulignant que des patients proviennent de l'extérieur des zones sécurisées, il ajoute : "De nombreux patients proviennent, non seulement de Jarablus, mais aussi de la ville d’Azaz (proche de la frontière Turque) et de la ville d’al-Bab (Nord-ouest de la Syrie), des zones sécurisées". 

Nour Issa, une syrienne qui a souffert de brûlures aux mains après un incendie dans sa maison, fait partie des patients de l'hôpital. Dans une déclaration accordée à Anadolu, la patiente a déclaré : "Je suis reconnaissante envers la Turquie pour cet hôpital. Jamais je n’oublierai cette initiative très bénéfique aux syriens".

 

 

 

 

 

 

 

 

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