Al-Abadi: "Nous demanderons des comptes aux responsables du référendum illégal de l'ARKI"

Le Premier ministre irakien, Haïdar Al-Abadi, a déclaré qu’ils renforceront les mesures nécessaires face aux responsables de la réalisation du référendum illégal de l’administration régionale kurde d’Irak (ARKI)

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Al-Abadi: "Nous demanderons des comptes aux responsables du référendum illégal de l'ARKI"

 

Le Premier ministre irakien, Haïdar Al-Abadi, a déclaré qu’ils renforceront les mesures nécessaires face aux responsables de la réalisation du référendum illégal de l’administration régionale kurde d’Irak (ARKI).

M. Al-Abadi a fait une déclaration lors de sa visite au commandement des opérations conjointes dans la capitale irakienne.

« La tenue du référendum était très risquée. Il a eu lieu malgré la décision du tribunal fédéral irakien. Il n’est pas constitutionnel et nous ne reconnaîtrons pas les résultats » a-t-il déclaré.

« Le référendum s’est déroulé sans aucun soutien international » a-t-il ajouté.

« Ce qui est intéressant, c’est que les personnes qui ont décidé de la tenue du référendum qui n’a été soumis à aucune surveillance, ont annoncé eux-mêmes les résultats. Nous ne discuterons, débattrons et ne reconnaîtrons jamais le résultat du référendum » a déclaré Haïdar Al-Abadi.

« Malheureusement, le référendum a animé des sentiments sectaires et ethniques. Malgré cela, nous ne renoncerons pas à la sécurité de nos citoyens kurdes mais nous demanderons des comptes aux responsables du référendum. Nous allons accroître nos mesures à leur encontre. Nous allons faire usage de tous nos pouvoirs fédéraux dans l’administration régionale kurde d’Irak également et nous allons assurer la sécurité de nos citoyens de cette région. Nous avons reçu un grand nombre de plaintes de votes frauduleux, d’usage de vote forcé ou menacés de déportation lors du référendum par les habitants des trois provinces sous le contrôle de l’administration régionale kurde d’Irak et des régions controversées. Les régions controversées doivent obligatoirement être sous l’administration centrale jusqu’à ce que la question soit résolue par voie constitutionnelle. Nous n’accepterons pas qu’un Etat raciste et sectaire soit fondé » a-t-il déclaré.



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