A la veille de l’Aid al-Adha, les Palestiniens aspirent à des jours meilleurs

Ils espèrent la fin de la stagnation économique

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A la veille de l’Aid al-Adha, les Palestiniens aspirent à des jours meilleurs

Les Palestiniens accueillent l'Aid al-Adha, avec l’espoir de voir s’améliorer leurs conditions de vie, sur le plan politique et économique. 

À la veille du premier jour de la fête, l’activité commerciale dans les marchés de Ramallah, dans le centre de la Cisjordanie, a été faible par rapport aux années précédentes, à cause d’un contexte économique et politique particulièrement difficile. 

Ashraf Qandil, un Palestinien qui faisait ses courses dans le centre de Ramallah, a fait part à Anadolu de ses soucis budgétaires accentués par la coïncidence de l’Aid avec la rentrée scolaire. « Empirée par la flambée des prix, la situation financière des citoyens palestiniens est très difficile, en particulier pour ceux qui touchent à des salaires moyens », a-t-il noté. 

« Les prix de la viande, des vêtements et des produits de consommation dépassent le salaire d'un salarié ou d'un employé du gouvernement, ce qui se répercute sur la capacité de fêter proprement l’Aid », a-t-il ajouté. 

Pour la Palestinienne Suheila Khalaf, la vraie joie de l’Aid ne sera complète qu’avec la libération des détenus des prisons israéliennes et la prière, libre et sans restrictions, dans la mosquée d'Al-Aqsa. 

Khalaf a également espéré un dénouement de la situation économique stagnante. 

Plus tôt dans la journée, le président palestinien Mahmoud Abbas a appelé ses compatriotes à limiter la fête d’Aid al-Adha aux rituels religieux. 

Le président palestinien a espéré la réalisation d’ici un an, des aspirations du retour, de l'autodétermination et de la création d'un Etat palestinien indépendant avec Jérusalem comme capitale. 

En mai dernier, l'Organisation internationale du travail (OIT) avait déclaré que les cinq décennies d'occupation israélienne des territoires palestiniens (les zones de 1967) avaient créé des opportunités d'emploi fragmentées et inefficaces sur le marché intérieur. 

Le taux de croissance du PIB palestinien était de 4,1% en 2016, selon l’OIT. 

AA



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