HRW accuse Israël d’interdire l’entrée de ses employés à Gaza

Human Rights Watch dénonce dans un rapport les "Restrictions israéliennes aux déplacements vers et depuis Gaza pour les défenseurs des droits humains".

HRW accuse Israël d’interdire l’entrée de ses employés à Gaza

L’organisation humanitaire internationale Human Rights Watch (HRW), a accusé, lundi, Israël, de bloquer l’accès à la bande de Gaza pour ses employés et les défenseurs des droits humains.

HRW a considéré, dans un communiqué dont Anadolu a eu copie : « Ces restrictions de déplacements remettent en cause les affirmations des autorités militaires israéliennes selon lesquelles celles-ci s’appuient sur les organisations de défense des droits humains, considérées comme des sources d’information importantes pour les enquêtes menées sur les crimes potentiellement graves commis pendant la guerre de Gaza de 2014 ».

L’organisation a publié un rapport de 47 pages, intitulé « Un manque de volonté ou de capacité : Restrictions israéliennes aux déplacements vers et depuis Gaza pour les défenseurs des droits humains ».

HRW a documenté dans sa publication, « comment Israël interdit systématiquement à ces spécialistes de se rendre à Gaza ou d’en sortir, même lorsque les services de sécurité israéliens n’ont rien à leur reprocher sur le plan sécuritaire ».

A cet égard, Sari Bashi, directrice de plaidoyer au sujet d'Israël et de la Palestine au sein de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch, a déclaré :

« Entraver le travail d’organisations de défense des droits humains soulève des questions non seulement sur la disposition des autorités militaires israéliennes de mener des enquêtes dignes de ce nom, mais aussi sur leur aptitude à le faire. »

HRW a en outre relevé : « Au cours des deux dernières décennies, et surtout depuis 2007, Israël a maintenu la fermeture de la bande de Gaza, empêchant les Palestiniens d’en partir pour poursuivre des études et accéder à des opportunités professionnelles, pour rendre des visites ou opérer des rapprochements familiaux ou encore pour recevoir des soins médicaux, à quelques exceptions près ».

Le document a également noté « les restrictions imposées par l’Égypte à sa frontière avec Gaza », considérant qu’elles ont « largement contribué à cette fermeture de facto ».

« Depuis 2008, Human Rights Watch n’a reçu qu’une seule fois l’autorisation de dépêcher des personnels étrangers à Gaza via Israël, lors d’une visite effectuée en septembre 2016 que les autorités israéliennes ont qualifiée d’exceptionnelle », a indiqué la même source.

« Et depuis 2012, ni Human Rights Watch ni Amnesty International n’ont été en mesure d’envoyer du personnel à Gaza via l’Égypte » a ajouté le communiqué.

AA


Mots-clés: gaza , palestine , égypte , israël

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