Le Sinjar toujours menacé par la présence du PKK

L’organisation terroriste cherche à faire de Sinjar un «deuxième Mont Kandil» (base principale du PKK en Irak) en y maintenant des milliers de militants dans cette région qui se trouve à moins de 100 km de la Turquie

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Le Sinjar toujours menacé par la présence du PKK

Malgré la fin de la présence de Daech dans le district de Sinjar à Mossoul, dans le nord de l’Irak, l’organisation terroriste PKK ne met pas fin à son occupation.

L’organisation terroriste cherche à faire de Sinjar un « deuxième Mont Kandil » (base principale du PKK en Irak) en y maintenant des milliers de militants dans cette région qui se trouve à moins de 100 km de la Turquie.

Sinjar, dont l’autre nom est Shingal, se trouve à environ 130 km de Mossoul, à 55 km au sud-est de Tal Afar et à 40 km de la frontière avec la Syrie.

La ville est principalement composée de Yézidis, Kurdes et Arabes. Les environs sont majoritairement composés de Turkmènes.

Sous Saddam, la population avait fortement été arabisée.

Après l’invasion du pays par les Américains, la ville a de nouveau été repeuplée de Kurdes et de Yézidis.

Entourée de montagnes, la ville possède une position stratégique et commerciale importante. Avant 2014, sa population était estimée à 350-400 mille habitants.

Avec l’attaque de la ville en 2014 par Daech, sa population a reculé à environ 88 000 personnes.

Aujourd’hui, la population de Sinjar est composée à 82% de Yézidis, à 13% de Kurdes musulmans et à 5% d’arabes. Les 5% restants sont composés de Chrétiens et de Kakaï (kurdes hétérodoxe, aussi appelés Sarlis).

Depuis l’attaque de Daech, les Yézidis et Kurdes de Sinjar coopèrent.

En novembre 2016, plus de 25 mille familles Yézidis se sont réfugiées dans le district autonome Kurde du Nord de l’Irak, alors que 7 500 familles sont venues en Turquie, en Syrie et en Europe.

Pendant l’occupation de la ville par Daech (jusqu’en novembre 2015), 300 000 personnes ont été déplacées.

 

AA



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