La Russie et la Chine opposent leur veto à un projet de résolution sanctionnant le régime syrien

Neuf pays, parmi les quinze membres du Conseil de sécurité, ont voté en faveur de ce projet, tandis que la Russie, la Chine et la Bolivie s’y sont opposées

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La Russie et la Chine opposent leur veto à un projet de résolution sanctionnant le régime syrien

La Russie et la Chine ont opposé, mardi, leur veto à un projet de résolution onusien prévoyant des sanctions à l’encontre des chefs du régime d’al-Assad pour utilisation d’armes chimiques en Syrie.

Neuf pays, parmi les quinze membres du Conseil de sécurité, ont voté en faveur de ce projet, tandis que la Russie, la Chine et la Bolivie s’y sont opposées.

Par ailleurs l’Egypte, l’Ethiopie et le Kazakhstan se sont abstenus de voter, rapporte le correspondant d’Anadolu.

«C’est triste qu’un Etat membre au Conseil de sécurité [en référence à la Russie et à la Chine] trouve des excuses pour un autre pays qui tue son peuple», a commenté la représentante des Etats-Unis au Conseil de sécurité de l’ONU, Nikki Haley, après la non-adoption du projet onusien.

«Le veto de la Chine et de la Russie suscite la colère. Il ne faut pas laisser le régime d’al-Assad utiliser encore une fois les armes chimiques», a-t-elle poursuivi.

L'ambassadeur adjoint russe à l'ONU, Vladimir Safronkov, a réagi aux propos de Haley. «On ne peut pas accuser la Russie ou la Chine d’entraver l’établissement de la justice en Syrie. Ce projet est unilatérale et repose sur des preuves insuffisantes», a-t-il riposté.

Avant de passer au vote, le représentant de la France au Conseil de sécurité de l’ONU, François Delattre, s’est inquiété de «l’utilisation criminelle des armes chimiques en Syrie» qui, à ses dires, « se poursuit encore», soulignant qu’«il est temps d’y mettre un terme».

«Le régime syrien a utilisé les armes chimiques à trois reprises. Il faut punir les coupables surtout que la crédibilité du Conseil est remise en cause aujourd’hui», a-t-il ajouté.

Le projet de résolution, élaboré par la France, les Etats-Unis et le Royaume-Uni, propose de geler les avoirs de 11 responsables militaires syriens, ainsi que des sanctions à l’encontre de 10 organismes appartenant au régime d’al-Assad.

Le texte demande aussi d’interdire l’exportation d'hélicoptères ou de leurs pièces de rechange par le régime.

AA



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