Syrie: un petit garçon de 10 ans perd ses deux jambes dans une attaque du Régime (Témoignage)

Abdulbasit Alsattuf, petit Syrien de 10 ans a relaté son vécu douloureux au micro de l’Agence Anadolu (AA)

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Syrie: un petit garçon de 10 ans perd ses deux jambes dans une attaque du Régime (Témoignage)

Abdulbasit Alsattuf, un petit garçon syrien âgé de 10 ans, a perdu ses deux jambes dans une attaque aérienne du régime d’al-Assad, dans la province syrienne d’Idleb.

Après avoir été blessé, Alsattuf a été transporté dans la province de Hatay, dans le sud de la Turquie, par l’intermédiaire de la Fondation humanitaire internationale turque IHH (Droits de l’Homme et Libertés). 

Le petit garçon a narré, à l’Agence Anadolu (AA), ses moments de terreur et de détresse en Syrie.

Il a tout d’abord expliqué qu’au moment de l’attaque, il jouait devant la porte de leur maison, avec ses frères, ses soeurs et ses amis

"Nous avons couru vers la maison lorsque nous avons entendu le bruit des avions", a-t-il dit. 

"Nous nous sommes cachés dans notre salon avec mes frères et soeurs et ma mère. Puis une bombe a explosé, tout est devenu noir. Lorsque j’ai ouvert mes yeux, j’avais perdu mes deux jambes. Ils m’ont sorti des décombres et m’ont transporté à l’hôpital. Ma mère et ma soeur sont mortes", a-t-il poursuivi, la voix tremblante. 

Remerciant le président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, pour l'aide qui leur a été apportée, Alsattuf a poursuivi: "Ce jour-là, j’ai eu très peur. J’espère que ceux qui nous ont fait vivre ces moments de terreur, à moi et à ma famille, vivront les mêmes."

Le père du petit garçon, Mohammed Alsattuf, s’est lui aussi exprimé au micro d'Anadolu. Il a affirmé qu'à l'origine il habitait avec sa famille à Hama, mais qu’ils avaient dû quitter cette ville quatre ans auparavant pour trouver une zone plus sécurisée. 

Il a noté que leur ancienne maison qui se trouvait dans une zone rurale d’Idleb a aussi été bombardée. 

"Dans cette attaque, qui avait eu lieu deux ans auparavant, j’avais perdu mon père et mon frère. Puis nous avons fréquemment déménagé, car les attaques se sont intensifiées. Et pour finir, nous nous sommes installés dans le district Habit d’Idleb. C’était une zone plus sécurisée par rapport aux autres", a-t-il expliqué. 

Se remémorant ces terribles événements, c'est les larmes aux yeux que Mohammed Alsattuf confie son témoignage.

"J’étais à la maison au cours de l’attaque, les enfants jouaient dehors. Soudainement, un hélicoptère est arrivé, les enfants ont couru à l’intérieur de la maison. Puis, l'appareil a largué une bombe baril. Celle-ci a causé l’effondrement d’une partie de notre maison. Moi j’ étais du côté qui ne s’était pas effondré", a-t-il déclaré. 

"Quand je suis sorti pour les retrouver, mon fils Abdulbasit n’avait plus de jambes. Ma fille de trois ans et ma femme étaient morte", a-t-il rapporté.

"J'espère que plus personne n'aura à être confronté à de telles atrocités", a plaidé le père de famille éploré.

AA



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