"Rien ne pourrait excuser les frappes aériennes menées à Alep"

Le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, a déclaré que rien ne pourrait excuser les frappes aériennes menées à Alep en Syrie

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"Rien ne pourrait excuser les frappes aériennes menées à Alep"

Le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, a déclaré que rien ne pourrait excuser les frappes aériennes menées à Alep en Syrie, au cours de la conférence ayant pour thème « Le forum des idées » organisée par the Atlantic et l’institut d’Aspen à Washington.

« Ce qui se passe à Alep ne peut avoir aucune excuse. Aucune stratégie ne peut l’expliquer » a-t-il dit, faisant référence à la tragédie humanitaire qui se produit en Syrie.

Il a ajouté que la Russie avait très clairement expliqué la situation. « Il n’est pas question d’une coopération dans ces conditions. Nous devons constater un changement » a-t-il dit.

John Kerry a déclaré que près de 400 personnes avaient été tuées en Syrie en huit jours et qu’un quart de ces victimes étaient des enfants.

En réponse à une question, Kerry a relevé que les Etats-Unis n’envisageaient pas d’envoyer des troupes terrestres en Syrie.

« Je pense que ni le Congrès américain ni le peuple américain seraient favorables au déploiement de troupes terrestres » a-t-il dit.

D’autre part, le ministère russe de la Défense a réitéré les mêmes propos concernant les massacres à Alep.

Il précise qu’il fallait clairement séparer les opposants modérés des groupes radicaux.

La Russie a également avancé que les opposants n’avaient pas respecté le cessez-le-feu de neuf jours, profitant de la situation pour stocker des armes et progresser.

Alors que les parties continuent de s’accuser, John Kerry a réalisé un appel téléphonique avec son homologue russe Serguei Lavrov.

La tension entre les deux pays due à la situation à Alep a été traitée au cours de cet entretien.

Le secrétaire général adjoint des Nations unies, chargé de la coordination de l’aide humanitaire, Stephen O’Brien a déclaré qu’Alep faisait face à la plus grave catastrophe humanitaire jamais vue en Syrie, relevant que 320 civils dont plus d’une centaine d’enfants ont été tués à Alep depuis le 22 septembre, et 765 autres ont été blessés.

« Les équipes de secours retirent chaque jour des corps d’enfants sous les décombres » a-t-il dit, martelant qu’il fallait mettre fin à ce cauchemar.

« La situation en Syrie est une honte pour l’humanité. Un jour, il n'y aura plus d'endroit où se cacher pour les individus et les institutions qui, de manière cynique et sans pitié, commettent ces crimes de guerre", a-t-il dit, en soulignant que les preuves s'accumulaient et qu'elles pourront un jour servir à juger ces responsables.

L’envoyé spécial de l’Onu pour la Syrie, Staffan de Mistura, avait déclaré qu’il était très difficile de retourner à des pourparlers alors que des bombes sont larguées à Alep.

D’autre part, l’Onu a lancé un appel à des services de santé urgents à l’est d’Alep où près de 250 000 personnes sont bloquées depuis le 19 septembre, date d’expiration du cessez-le-feu.



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