France: le président Macron s'est excusé des Harkis au nom de son pays

Le président français Emmanuel Macron s’est excusé, au nom de son pays, pour ne pas avoir payé sa dette de loyauté envers les Algériens (Harki) qui ont combattu aux côtés de la France contre leur propre peuple

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France: le président Macron s'est excusé des Harkis au nom de son pays

 

Le président français Emmanuel Macron s’est excusé, au nom de son pays, pour ne pas avoir payé sa dette de loyauté envers les Algériens (Harki) qui ont combattu aux côtés de la France contre leur propre peuple pendant la guerre d'indépendance algérienne.

Macron a reçu les Harkis lors de la réception qui s'est tenue à l'Elysée à Paris, la capitale.

Lors de la conférence de presse tenue après la réception, Macron a exprimé sa gratitude à ceux qui ont combattu aux côtés de la France dans la guerre d'indépendance algérienne.

« Je m'excuse auprès des combattants que nous avons abandonnés et de leurs familles qui ont été emprisonnées » a dit le président français.

Macron a déclaré qu'après la guerre d'indépendance algérienne, la France n'avait pas payé la dette de loyauté envers les Harkis, leurs conjoints et leurs enfants.

Une loi sera promulguée cette année pour garantir que les Harkis soient reconnus et qu'on leur donne leurs droits, a déclaré Macron.

« L'honneur des Harkis doit être gravé dans la mémoire nationale » a-t-il indiqué.

En France, depuis 2003, le 25 septembre est célébré chaque année comme la Journée nationale d’hommage aux Harkis qui ont combattu aux côtés de la France pendant la guerre d'indépendance algérienne.

Pendant la guerre d'indépendance de l'Algérie entre 1954 et 1962, les quelques 200 000 Harkis ont soutenu l'armée française.

Sur les centaines de milliers de Harkis qui ont risqué leur vie pour la France, seuls 42 000 ont été évacués vers la France par l'armée française, et environ 40 000 Harkis sont arrivés en France illégalement.

Environ 100 000 Harkis ont été abandonnés à leur sort en Algérie.

L'ancien président français François Hollande a reconnu le 25 septembre 2016, la responsabilité des gouvernements français dans l'abandon des Harkis, le meurtre de survivants en Algérie et les conditions inhumaines dans lesquelles devaient vivre les personnes emmenées dans des camps en France.



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