Caricatures racistes: le magazine Valeurs Actuelles perd une partie de ses revenus publicitaires

La régie publicitaire « Taboola » a résilié le contrat qui le liait au magazine d’extrême-droite Valeurs Actuelles, sur fond de publication des caricatures de la députée Danièle Obono.

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Caricatures racistes: le magazine Valeurs Actuelles perd une partie de ses revenus publicitaires

La régie publicitaire « Taboola » a résilié le contrat qui le liait au magazine d’extrême-droite Valeurs Actuelles, sur fond de publication des caricatures de la députée Danièle Obono.

« Taboola » accuse Valeurs Actuelles de n’avoir pas respecté les termes dudit contrat en publiant ces caricatures, selon une information révélée par le site « Capital ».

Publiées fin août, les images de l’élue grimée en esclave, avaient provoqué un véritable tollé, et une bataille juridique entre le magazine et « Taboola » .

Le site Capital, indique que la régie publicitaire qualifie cette publication d’ «ouvertement raciste, discriminatoire, offensante » et est « en parfaite contradiction avec (ses) valeurs ».

Valeurs Actuelles assure que la résiliation de ce contrat le « prive de tous ses revenus publicitaires sur internet, représentant plus d'un tiers de ses revenus publicitaires globaux ».

Après plusieurs mois d’un long conflit, la Cour d’appel de Paris a finalement donné raison à la régie publicitaire en question dans une décision rendue le 7 avril et publiée ce lundi.

Valeurs Actuelles a par ailleurs été condamné à rembourser à la régie publicitaire, 5 000 euros correspondant aux frais de justice.

« La publication d'un contenu illicite ne peut être protégée par la liberté de la presse et la liberté éditoriale. Or le contenu incriminé, qui a donné lieu aux excuses présentées par Valeurs actuelles à Mme Obono, est susceptible de recevoir une qualification pénale » a souligné la justice, citée par Capital.

À noter enfin que Valeurs Actuelles est toujours visé par une enquête préliminaire pour injures à caractère raciste, ouverte par le parquet de Paris après les faits.

La députée avait reçu le soutien du Président de la République Emmanuel Macron.

AA



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